104495335_954747804962225_7089311439101601966_n (1)

Reçu entre deux portes par le consul algérien de Créteil : Rahim Aïssaoui s’insurge

Ce héros, dont toute la France a parlé, et qui a fait la Une des médias hexagonaux, n’en a vraiment pas fini de faire parler de lui. Joint par téléphone, hier, en effet, il nous a raconté que même s’il a bel et bien reçu sa carte de séjour, sa situation sociale n’en demeure pas moins particulièrement précaire. De fait, il est toujours hébergé grâce au « 115 » dans deux modestes chambres avec sa femme et ses quatre enfants. Certes, le préfet en personne lui a donné ses coordonnées directes, mais sa fierté d’Algérien lui interdit de tendre la main, de quémander un logement décent. Voilà pourquoi, sans doute, il nous a fait part, hier, de son extrême déception après sa brève rencontre avec notre consul à Créteil. « C’est ce diplomate qui m’a appelé, m’assurant qu’il serait à ma disposition si j’avais besoin de quoi que ce soit ». Finalement, Rahim Aïssaoui a, en quelque sorte, été reçu entre deux portes, comme l’on dit. Le tout en présence de quelques journalistes, dont certains ont été ramenés exprès d’Alger. L’objectif à peine avoué de cette manœuvre a été de tenter de récupérer à son compte l’extrême popularité de ce héros. Désolante attitude. Rahim Aissaoui, pour rappel, a volé au secours d’une jeune française alors qu’elle était en train de se faire violer par un pervers armé d’un couteau de commando. Le courage de ce désormais ex-sans-papiers est tel qu’il était accompagné de son fils âgé de quatre ans et de sa fille de 13 ans. S’il continue de clamer que n’importe qui aurait agi pareillement s’il s’était trouvé à sa place, il est pour le moins permis d’en douter, ce qui honore cet Algérien dont la modestie le dispute à la bravoure… Rahim Aïssaoui, généreux, le cœur sur la main, a encore une fois tenu à saluer et à remercier les associations pour lesquelles il a fait du bénévolat, et qui l’ont beaucoup aidé durant sa longue et éprouvante traversée du désert. Il s’agit de LE DALL 77, pour laquelle il a confectionné des masques, Marau’dons, à laquelle il adresse toute sa gratitude, et la mosquée de Mée qui continue jusqu’à ce jour de se pencher sur son cas de manière absolument désintéressée…

Ali Oussi