Les travaux de la 10e édition du « Mois de l’amnistie en Afrique 2026 » ont débuté, hier à Alger, avec la participation de plusieurs responsables et experts, réunis pour examiner les moyens de réduire la circulation illicite des armes légères et de petit calibre, ainsi que les risques liés aux mines et aux engins explosifs sur le continent africain. L’ouverture de cette rencontre de deux jours, organisée à l’hôtel El Aurassi, a été présidée par le secrétaire d’État chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib.
Chaïb a souligné, dans une allocution à cette occasion, que cette édition reflète l’engagement indéfectible de l’Algérie envers les valeurs de paix, de réconciliation et de solidarité africaine, ainsi que son soutien aux efforts continentaux visant à concrétiser l’objectif de « faire taire les armes » en Afrique.
Il a, en outre, insisté sur le fait que l’aggravation des conflits, des crises humanitaires, de la prolifération du terrorisme, du crime organisé et du trafic illicite d’armes impose de renforcer l’action africaine collective et de traiter les causes profondes des conflits, afin de traduire les engagements politiques en résultats concrets sur le terrain.
Il a, à ce sujet, réitéré la disposition de l’Algérie à partager son expertise et son expérience, notamment en matière de déminage et de lutte contre les séquelles de l’ère coloniale et soulignant l’importance de renforcer les mécanismes de l’Union africaine en matière de prévention et de résolution des conflits, dans le cadre du principe des « solutions africaines aux problèmes africains », et ce loin des interventions étrangères qui contribuent à alimenter les crises et à armer les parties en conflit. »
Chaib a également mis en avant la nécessité d’adopter une approche africaine intégrée pour faire face à la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre ainsi que des mines, combinant la lutte contre les réseaux de financement et de trafic illicite, le renforcement des capacités des États, et l’implication des jeunes, des femmes et de la société civile, tout en sensibilisant aux dangers de ces phénomènes sur la paix et le développement.
Il a appelé, enfin, les États membres de l’UA à relancer le « mois de l’amnistie en Afrique » à travers des initiatives et des campagnes de sensibilisation nationales, réaffirmant l’engagement de l’Algérie à poursuivre sa contribution aux efforts visant à faire taire les armes en Afrique à l’horizon 2030, et à concrétiser les aspirations de l’agenda 2063 de l’UA vers un continent sûr, stable et prospère.
Sarah O.














































