Le premier ministre malien depuis hier, à Alger : faire place nette au dialogue

Le Premier ministre malien, Modibo Keita, effectue une visite en Algérie, depuis hier, dans le cadre de la «concertation et du dialogue politique» entre les deux pays. Cette visite intervient, faut-il le rappeler, dans une conjoncture marquée, notamment, par la tenue, à Alger, de la 5e étape des négociations inter-maliennes, sous la médiation algérienne. L’évolution des relations bilatérales entre les deux pays, sur les plans, politique, sécuritaire et économique, étant au menu des entretiens entre le responsable malien et ses homologues algériens, abordées sans nul doute sur fond de la crise et le processus en cours du dialogue inter-malien. Celui-ci entamant sa 5e phase, à Alger, après que la phase précédente eut été sanctionnée, pour rappel, par la remise d’un projet d’accord global et définitif aux parties maliennes, par l’équipe de médiation conduite par Alger. Cet avant-projet d’accord de paix sanctionnant les travaux du processus, entamé depuis juillet dernier, de dialogue inter-malien et fondé sur les principes auxquels les parties maliennes s’y sont engagées. Il s’agit du respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’État du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et laïque, participation effective des populations à la gestion de leurs propres affaires, à travers un système de gouvernance prenant en compte leurs aspirations et leurs besoins. Par ailleurs, la visite du responsable malien outre qu’elle intervient dans le contexte précité, relative à la la tenue de la 5e étape du dialogue inter-malien, elle intervient aussi, au lendemain de la tenue, à Alger, d’une réunion d’évaluation de l’équipe de médiation, conduite par Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères. Dans sa résolution adoptée dans la soirée de vendredi dernier, au terme de la réunion des membres du Conseil de sécurité (CS) de l’ONU, consacrée à la situation actuelle au Mali, les membres du CS ont exhorté les parties maliennes à reprendre «sans tarder» les négociations de paix entamées à Alger, en renouvelant son soutien à la Mission multidimensionnelle, intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Dans le document onusien, les membres invitent les parties maliennes, engagées dans le processus d’Alger, «à saisir l’occasion historique qui leur est offerte par les négociations inter-maliennes d’Alger, auxquelles participent l’ensemble des pays voisins et des partenaires régionaux et internationaux concernés», avant de souligner «pour concourir à l’instauration d’une paix durable au Mali». Saluant le rôle «remarquable» qu’a et joue Alger, notamment dans ses efforts consentis, et en cours, en direction de la dynamique des pourparlers inter-maliens, Modibo Keita s’est exprimé hier, après avoir été accueilli, à son arrivée à Alger, par le Premier ministre, Abdelamalek Sellal, sur la cinquième phase du processus du dialogue inter-malien. Qualifiant la cette étape des pourparlers inter-maliens sous la médiation d’Alger de «cruciale», le Premier ministre malien a exprimé son «grand espoir» de voir cette phase aboutir à un accord de paix «dans les plus brefs délais», a-t-il dit. «Nous mesurons l’engagement de tous les pays amis de la communauté internationale», a déclaré le responsable malien, avant de souligner «et nous n’avons pas d’autre choix, nous, les Maliens, que de nous inscrire dans la dynamique de paix dans les plus brefs délais». Ceci étant, il est utile de noter que la crise malienne et le processus des pourparlers inter-maliens en question n’échappent pas à des interférences, d’une manière récurrente, lesquels se manifestent par des manœuvres de certains acteurs, dans l’espoir de réussir à pilonner les efforts consentis, jusque-là, par les acteurs maliens et l’équipe de médiation conduite par Alger. Des manœuvres visant à susciter des tensions, notamment entre Maliens, en vue de faire perdurer l’instabilité et l’insécurité au Mali, dont son Nord, situation propice qu’aux groupes terroristes et leurs réseaux de ramifications, notamment les seigneurs de la drogue et les trafiquants d’armes.
Karima Bennour

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