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LE CHEF DE L’ÉTAT L’A RÉITÉRÉ HIER À LA 75E SESSION ORDINAIRE DE L’AG DE L’ONU : L’Algérie défend le droit des Palestiniens et des Sahraouis à l’autodétermination

Intervenant, hier, sur la tribune de l’Organisation des Nations unies par visioconférence, à l’occasion de la tenue de la 75e session ordinaire de son Assemblée générale, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a, essentiellement, abordé trois questions d’importance. D’abord, sur le plan organique de l’ONU, le chef de l’État a remis sur le tapis la question impérative, longtemps défendue et même initiée par l’Algérie comme projet, de la réforme de l’organisation onusienne. C’est d’autant plus encore qu’il était question lors de ce sommet de projeter l’action onusienne pour la période post-pandémie. « Notre foi en la nécessité d’une organisation onusienne forte nous incite à réaffirmer l’impératif de faire avancer le dossier de réforme globale de notre organisation, afin d’en améliorer les performances et d’en renforcer la compétence  (…)», cite un communiqué reprenant les propos du président Tebboune. « Depuis son adhésion à l’ONU, il y a 58 ans, mon pays s’est employé à défendre la paix et la sécurité internationales en fondant sa politique extérieure sur les principes de promotion des solutions pacifiques aux conflits, de non-ingérence dans les affaires intérieures des États et de respect de leur souveraineté et de leur unité et du droit des peuples à l’autodétermination et de disposer de leurs ressources  », défend comme principe le chef de l’État qui enchaîne sur les dossiers régionaux et internationaux de l’heure, et dont l’Algérie insiste sur la nécessité d’imposer le langage de la paix face aux tensions induisant la crise sécuritaire, telles que la Libye et le Mali, pour ne citer que les voisins immédiats de notre pays, les ont connu au dépend de leurs souveraineté. Chemin faisant, le président de la République, comme il fallait s’y attendre, a rappelé, dans un contexte marqué par une campagne de normalisation avec l’entité sioniste de pays arabes, la position immuable de l’Algérie à l’égard de la question Palestinienne. Une cause « sacrée » pour l’Algérie et son peuple, insiste et signe le chef de l’État. Autrement dit, un État palestinien avec AlQods comme capitale, «  partant de notre conviction que son règlement constitue la clé de la stabilité au Moyen-Orient  », cite Abdelmadjid Tebboune. La question sahraouie et la nécessité pour son peuple de recouvrer son indépendance vis-à-vis de l’occupation marocaine ne l’est pas moins. Un dossier bloqué et dont le chef de l’État appelle à la désignation « dans les meilleurs délais » d’un Envoyé spécial du SG de l’ONU dans le but de relancer le processus de négociation sous les auspices des Nations unies. Autres questions abordées, l’Algérie, qui évolue dans un contexte régional miné par des menaces multiformes depuis ses frontières, la lutte contre le terrorisme. Ainsi, le président Tebboune réaffirme l’engagement de l’Algérie « à lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent, qui sont une grave menace pour la paix et le développement de par le monde et appelle à renforcer la coopération internationale en matière de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, en veillant à mettre en œuvre les Conventions internationales y afférentes, notamment en ce qui concerne la récupération des fonds pillés des peuples. »
F. G.