Le secrétaire général de la résistance libanaise, Cheikh Naïm Qassem, a réaffirmé hier la détermination de la Résistance à poursuivre son combat face à l’occupation sioniste, alors que les frappes meurtrières se multiplient dans le sud du Liban et que l’armée sioniste reconnaît son incapacité à contrer les nouvelles armes de la résistance. Dans un message adressé aux combattants de la Résistance au Liban, le secrétaire général Cheikh Naïm Qassem a affirmé que la Résistance « a écrit la légende de la résilience qui a stupéfié le monde » face à l’occupation sioniste. « Vos drones embrasent la terre et étouffent l’occupant sioniste, et vos appareils sans pilote terrorisent les tyrans de la Terre », a-t-il déclaré, ajoutant : « Vous ne mourez pas. Soit vous restez sur le terrain, soit vous êtes des martyrs vivants auprès de votre Seigneur. » Cheikh Qassem a souligné que « le Liban souverain et indépendant a pour pilier le Sud », rendant hommage aux différentes régions libanaises qui ont soutenu la Résistance — du Sud à la Bekaa, en passant par la Banlieue sud, Beyrouth, le Mont-Liban et le Nord. Le chef a affirmé que la Résistance fait face à « l’ennemi sioniste criminel et sauvage, soutenu par le tyran américain sanguinaire », ainsi qu’à « des pays courant derrière son autorité et des vaincus se nourrissant des miettes des ignobles ». Il a précisé que l’agression américaino-sioniste vise à « soumettre le Liban pour qu’il devienne une partie du Grand Israël », promettant : « Nous ne nous soumettrons pas et ne nous rendrons pas. Nous continuerons à défendre le Liban et son peuple, quel que soit le temps que cela prendra et l’ampleur des sacrifices. » La Résistance, a-t-il insisté, « ne quittera pas le terrain » et « ne reviendra pas à la situation d’avant le 2 mars ». Cheikh Qassem a évoqué « l’accord irano-américain qui inclut l’arrêt de l’agression contre le Liban », le qualifiant de « carte la plus puissante » pour mettre fin aux hostilités. Il a remercié l’Iran pour son soutien. Il a précisé que la responsabilité des négociations revient à l’État libanais, exprimant la disponibilité de la Résistance à coopérer avec les autorités pour réaliser les cinq points suivants l’arrêt de l’agression israélienne par mer, terre et air ; la libération des territoires occupés ; la libération des prisonniers ; le retour des habitants dans leurs villages ; la reconstruction.
« L’arme et la Résistance sont une affaire purement libanaise »
Sur le dossier des armes, Cheikh Qassem a été catégorique : « Personne en dehors du Liban n’a à voir avec l’armement, la Résistance ou l’organisation interne de l’État libanais. » Ce dossier, a-t-il martelé, « est une question interne libanaise et ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi ». Il a également plaidé pour des « négociations indirectes », appelant à se retirer des « négociations directes qui constituent des gains nets pour Israël et des concessions gratuites de la part de l’autorité libanaise ».
Médias sionistes : « Nous sommes tombés dans un piège stratégique »
Le correspondant de la Chaîne 12 sioniste rapporte que « la vie des colons du Nord est devenue un enfer », tandis que « personne ne sait quelle est la mission de l’armée au Liban ». Il a évoqué la chute de débris de missiles intercepteurs sur une maison à Kiryat Shmona, qui a été en partie détruite quelques minutes seulement avant que trois enfants ne passent dans la rue pour se rendre à l’école. Lilach Shoval, correspondante militaire du quotidien Israel Hayom, a déclaré : « Au début, on disait que le Hezbollah était tombé dans un piège stratégique. Mais il s’est avéré qu’en fin de compte, c’est Israël qui est tombé dans ce piège. » Elle a précisé que l’armée israélienne se trouve aujourd’hui à 8 à 10 kilomètres de la frontière, et qu’un retrait « serait interprété comme une défaite, ce qu’Israël ne fera pas ». Selon les médias sioniste le chef de guerre sioniste Eyal Zamir a tenu une réunion sécuritaire avec la Direction de la technologie, l’Unité 81 et la Direction de la recherche et du développement du ministère de la « Défense », afin de trouver une parade aux capacités croissantes du Hezbollah en matière de drones suicides. La réunion s’est achevée sans aboutir à une solution opérationnelle, malgré la présence des plus brillants esprits technologiques de l’armée et du ministère.
Une arme low-cost mais redoutable
Le défi central concerne les drones à fibre optique. Contrairement aux drones classiques pilotés par ondes radio — vulnérables au brouillage électronique — ces nouveaux engins sont reliés à leur opérateur par un fil de fibre optique, ce qui leur procure deux avantages mortels aucun moyen de couper la communication entre le pilote et l’appareil ; une image fluide et précise jusqu’à l’instant de l’impact, permettant une précision chirurgicale. « La résistance utilise une arme low-tech mais létale, dont le coût ne dépasse pas 500 dollars », souligne la chaîne. Ces drones sont lancés à des distances de 10 à 15 kilomètres et frappent soldats, engins de génie et véhicules, alors qu’Israël déploie des moyens aériens et défensifs valant des millions de dollars. Faute de solution technologique, les consignes données aux soldats au Sud-Liban restent « rudimentaires » : tenter d’abattre les drones avec des armes légères. Au cours du seul dernier mois, trois soldats israéliens ont été tués et trois autres blessés par ces frappes.
La résistance cible deux chars Merkava et des rassemblements de soldats
La Résistance au Liban a annoncé plusieurs opérations contre les forces d’occupation dont un char Merkava qui a été visé par un missile guidé dans la localité de Bayyada, et a été vu en flammes ; un autre Merkava a été frappé par un drone suicide dans les environs de Khirbet al-Mnara, face à Houla ; un rassemblement de soldats israéliens a été visé par une salve de roquettes près du cours de la rivière Deir Sirian ; et un autre soldat sioniste a été ciblé par un drone suicide près de Khirbet al-Mnara. Ces opérations s’inscrivent en représailles aux violations israéliennes du cessez-le-feu, qui ont fait plusieurs martyrs et blessés parmi les civils.
Liban : 380 martyrs depuis l’annonce de la «trêve »
Selon le ministère libanais de la Santé, environ 380 personnes — dont 22 enfants et 39 femmes — ont été tuées par les attaques israéliennes depuis l’entrée en vigueur de la prétendue trêve, le 17 avril dernier. Le bilan total depuis le début de la guerre, le 2 mars, atteint près de 2 900 martyrs. Parmi les attaques récentes un drone israélien a visé une moto sur la route de Tayr Debba, tuant un Syrien et blessant son épouse ; une bombe larguée par drone a frappé un pick-up à Mansouri ; des raids ont visé Sarifa, Batoulay, Ras al-Ain, Deboul, Hanniyeh, Qoseiba, Jebsheet, Kharbet Selm, Hariss et Kfra ; les forces d’occupation ont fait exploser plusieurs maisons dans le quartier d’Ain al-Soghra à Bint Jbeil ; dans la Bekaa-Ouest, la localité de Sahmar a été bombardée après une menace d’évacuation forcée ; à Deir Mimas, une force ennemie a piégé puis fait exploser la station de pompage d’eau alimentant tout le village. Une frappe de drone sur une voiture Mercedes à Doueir a tué trois habitants d’Adchit qui transportaient un blessé vers l’hôpital de Nabatiyeh. Un raid aérien sur une maison habitée à Kfar Dounine a fait 6 martyrs et 7 blessés, transportés vers les hôpitaux de Tyr. L’armée d’occupation a par ailleurs ordonné l’évacuation forcée des localités d’Arzoun, Tayr Debba, Bazouriyeh et Houch. Alors que la résistance affiche une fermeté inébranlable et démontre une supériorité tactique grâce à ses drones suicides — face auxquels Israël reconnaît son impuissance technologique —, la population civile libanaise continue de payer un lourd tribut aux violations israéliennes répétées d’un cessez-le-feu de plus en plus illusoire.
M. S.













































