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KERMICHE MOHAMED, CADRE à L’INSTITUT DE L’HÔTELLERIE DE BOUSSÂADA, AU «COURRIER D’ALGÉRIE» : «Notre établissement est en décrépitude avancée»

Rencontré à Alger, en marge de la 3e édition des assises nationales sur le tourisme, le directeur des études à l’Institut de l’hôtellerie et du tourisme de «Boussâada, Kermiche Mohamed, nous a affirmé que cet établissement est dans une situation de dégradation et qu’il est urgent de procéder à sa réfection, pour qu’il puisse continuer à jouer son rôle et assurer ses missions en matière de formation et promotion du tourisme.

Reportage réalisé par  Mehdi Isikioune

-Le Courrier D’Algérie : Tout d’abord parlez-nous de l’Institut de l’hôtellerie et du tourisme de «Boussaâda», quelles sont les formations qui sont dispensées ?
– Kermiche Mohamed : Notre institut assure des formations dans les métiers de l’hôtellerie, la gastronomie et les «gâteaux », ainsi que du développement également des formations en tourisme, en direction des agences de voyages et les guides touristiques.

-Qu’en est-il des conditions d’accès ?
-Le postulant doit passer un concours d’entrée, examen qui se déroule chaque année au mois de septembre. Les admis pourront suivre la formation de techniciens et de techniciens supérieurs dans les métiers de l’hôtellerie et du tourisme et, actuellement, nous formons aussi des techniciens en cuisine-pâtisserie, administration hôtelière-réception, soit bon nombre de métiers liés au secteur du tourisme..

-Recevez-vous des postulants venus des pays étrangers?
Oui, l’Institut assure ces formations pour des étudiants étrangers admis, et ce dans le cadre des conventions signées entre l’Algérie et des pays, notamment ceux de notre continent africain. à titre d’exemple, nous avons reçu, dernièrement des étudiants tunisiens pour une formation dans ce cadre. De même, des étudiants de différents pays africains, à l’instar du Niger, du Tchad, figurent sur la liste de nos étudiants….Il faut rappeler, toutefois, que la capacité d’accueil de notre institut est de 300 places pédagogiques.

-Les prestations de service et le tourisme en particulier reposent sur la formation du personnel, qu’en pensez-vous ?
La formation du personnel de l’hôtel est très importante. Elle influe, principalement sur la qualité du service rendu au client.

-Depuis l’ouverture de ses portes en 1969, est-ce que cet Institut a eu à bénéficier, jusqu’à nos jours, d’opération de rénovation ou de réfection ?
-En effet, depuis son inauguration en 1969, l’Institut n’a malheureusement connu aucune opération dont vous faites part, et nous parlons d’un établissement qui a été mis en service il y a près de 50 ans. Et aujourd’hui, la situation de dégradation, dans laquelle il se trouve, montre l’urgence de procéder à sa rénovation et sa réfection. Je tiens à souligner, dans ce sillage, que l’Institut souffre d’un problème d’étanchéité et d’infiltration d’eau, en l’absence d’opération d’entretien, depuis l’ouverture de ses portes. Je vous citerai, à titre d’exemple, l’état délabré des dortoirs situés au 2e étage, de notre établissement. Un état des lieux qui n’est pas sans impact sur la formation de nos étudiants, outre que ces derniers souffrent, lors de la formation, du manque d’un nouveau matériel, répondant aux normes et exigences adéquates pour la formation aux métiers du tourisme, l’Institut est doté, à ce jour, de son équipement initial.
M. I.