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IL APPELLE À UNE CONSTITUANTE POUR assoir UNE 2e RÉPUBLIQUE : Le FFS réaffirme son rejet de la Présidentielle du 4 juillet

Le Conseil national du Front des forces socialistes (FFS) a dit non, dans sa résolution adoptée, à l’élection présidentielle du 4 juillet prochain, tant que cette échéance «ne sera ni démocratique, ni libre, ni transparente».

Pour le FFS, il est impératif d’aller à une constituante pour une deuxième République, et son initiative politique “pour l’avènement de la deuxième République” et la mise en place d’institutions de transition» indique son conseil national, dans un communiqué. Selon la conception du FFS, la solution intervient par « un dialogue à travers une conférence souveraine, un pacte politique, une convention nationale de suivi et de contrôle de la transition, une instance de suppléance et un gouvernement de transition en réaffirmant que l’assemblée constituante est une condition sine qua non pour restituer au peuple algérien son droit à l’autodétermination et mettre en place un État de droit». Le CN du FFS a salué le peuple algérien qui, «depuis le 22 février, manifeste, sur tout le territoire national, pour exiger la fin du régime autoritaire et liberticide qui, depuis l’indépendance nationale, interdit aux Algériennes et aux Algériens d’exercer leur droit à l’autodétermination pour un changement radical et pacifique du système et choisir librement leurs institutions et leurs représentants légitimes ». Il lance ainsi un appel « à poursuivre leur mobilisation unitaire et pacifique, jusqu’à la satisfaction complète de leurs revendications et met en garde les tenants du pouvoir contre toute répression ayant pour but de dévier cette révolte populaire de ses objectifs ». « Notre initiative politique rappelle, à juste titre que c’est aux Algériennes et aux Algériens, et à eux seuls, qu’il appartient de reconstruire l’État résultat de la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la justice, la non-utilisation de la Religion à des fins politiques, le respect de tous les pluralismes, et le respect des droits humains », a insisté le FFS. Le FFS défend ainsi son initiative d’ « une Assemblée nationale constituante souveraine », seule, selon lui, à résoudre « la crise profonde que traverse le pays ». « Pour le FFS l’Assemblée nationale constituante est une institution collégiale dont les membres sont les représentants du peuple librement élus. Ils auront pour mission de rédiger une constitution qui définit l’organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics et des institutions », a détaillé le FFS, expliquant que «cette constitution sera soumise au référendum populaire. Une fois élaborée, elle consacrera la rupture définitive avec le régime en place ». Pour y parvenir, « le Conseil national instruit les instances du parti à poursuivre le dialogue autour de cette initiative avec les acteurs politiques, les représentants de la société civile, les syndicats autonomes, les représentants du mouvement associatif et ouvrir un large débat avec les citoyens dans des rencontres de proximité», a-t-il souligné dans son communiqué. Par contre, le FFS a lancé un appel à «la population et aux forces vives indépendantes du pays qui aspirent et luttent au quotidien pour un changement radical du régime, de mettre de côté nos divergences et œuvrer ensemble pour l’avènement de la 2éme République». «Agissons vite, car le régime compte sur l’essoufflement du mouvement populaire et sur nos désaccords en tant qu’opposition à conjuguer nos efforts. Seule l’amorce d’un véritable processus démocratique de transition est à même de réunir les conditions d’un vrai consensus national», a-t-il plaidé. « Le FFS réitère sa disponibilité et son engagement à construire avec d’autres énergies et d’autres acteurs, un vrai rapport de force politique, éviter l’alternance clanique et permettre de construire l’alternative démocratique », a indiqué le FFS.
Hamid Mecheri