L’Algérie passe le cap des 64 ans depuis le recouvrement de sa souveraineté nationale après avoir chassé les colonialistes français qui avaient envahi, puis occupé le pays durant 132 ans.
En effet, le 5 juillet 1962, 132 ans après son invasion par la France, l’Algérie recouvrait son Indépendance au terme d’un très long combat contre l’occupation coloniale et près de huit années de guerre et de souffrances indicibles.
Quelques jours avant, le 1er juillet 1962, le référendum d’autodétermination avait donné pour résultat, comme on s’y attendait, un oui massif pour l’Indépendance. Depuis ce jour mémorable, les nostalgiques de l’Algérie française enragent de désespoir et les frustrés qui auraient voulu une «Indépendance » à la néocoloniale continuent de fulminer, n’admettant toujours pas la victoire des moudjahidate et des moudjahidine qui ont mis le pays sur la bonne voie et surtout les chouhada qui sont allés jusqu’au sacrifice suprême pour concrétiser cette victoire. Le 5 juillet, c’est vers les chouhada de la glorieuse Guerre de libération nationale et à ceux qui les ont précédés dans la longue lutte contre le colonialisme français que va la première pensée des Algériennes et des Algériens.
L’héritage de ces valeureux combattants est perpétué comme point de repère pour les générations futures. Dans cet esprit et en parfait accord avec le thème de la célébration cette fête, « l’indépendance, un legs pour les générations », le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a présidé, mercredi soir, au siège du ministère, la cérémonie de remise d’un fonds documentaire composé d’œuvres liées à la mémoire nationale, produites par le secteur, à l’Établissement public de Télévision (EPTV). Le communiqué du ministère, qui donne l’information, précise que cette initiative vise à « renforcer la coopération entre le ministère des Moudjahidine et des Ayants-droit et l’EPTV, au service des efforts nationaux visant à préserver, à sauvegarder et à valoriser la mémoire nationale ». Elle traduit aussi l’engagement du secteur à « associer les médias publics, en tant que principal partenaire, dans la transmission du message de la mémoire nationale et l’ancrage des nobles valeurs et principes de la glorieuse Révolution de libération chez les générations montantes, contribuant ainsi à la préservation de l’histoire nationale et à la sauvegarde de l’héritage de lutte du peuple algérien », conclut le communiqué. C’est cet héritage qui pousse les Algériens à demeurer solidaires, malgré les pressions et les menaces externes, des peuples palestinien et sahraoui qui luttent pour libérer leurs pays de l’occupation coloniale sioniste et marocaine. Les premiers moments l’Algérie indépendante avaient été difficiles.
Notre pays a pu compter, dans ces instants, sur le concours fraternel de nombreux amis, dans la lignée, et parfois les mêmes, des Amis de sa Glorieuse guerre de libération qui avaient apporté soutien et appui à sa cause juste. Dès l’indépendance proclamée, ces amis de l’Algérie ont traversé les frontières, quitté les écoles, les facultés, les centres de recherche ou les laboratoires où ils officiaient pour aider les Algériens à reconstruire leur pays.
Ils ont mis leurs compétences au service du peuple algérien là où le vide avait été laissé par le départ des Européens : dans le système éducatif, à l’Université, dans les hôpitaux, dans l’économie,… À titre d’exemple notable, le mathématicien français Roger Godement qui avait enseigné à Urbana (University of Illinois), Princeton (Institute of Advanced Study) et Berkeley (University of California) et qui a choisi de venir à Alger, en véritable ami, pour la première rentrée universitaire 1962-1963, enseigner au département de mathématiques, puis a laissé à ses étudiants algériens, gracieusement, inutile de le préciser, un polycopié de cours inédit.
Aujourd’hui, l’Algérie poursuit son développement dans tous les domaines au profit exclusif de son peuple et dans la sécurité grâce à la présence de l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale.
M’hamed Rebah












































