Rien ne va plus en France. Déjà en proie à une grave crise financière et budgétaire, Marianne traverse une crise sociale sans précédent marquée par de grandioses manifestations qui ont dégénéré à travers tout le pays.
Plusieurs villes françaises ont connu, hier samedi, une nouvelle vague de protestations, marquée par une expansion des tensions sociales pour dénoncer la cherté de la vie et la situation difficile dans laquelle vivent des millions de Français. A Paris, Lyon, Marseille, Rennes, Bordeaux, Grenoble, Toulouse et bien d’autres villes, les manifestants sont sortis par milliers pour dénoncer la cherté de la vie dans le cadre de ce qui a été convenu d’appeler « la mobilisation nationale contre la vie chère ». Les participants représentent des catégories très variées de la société française, incluant les lycéens, les étudiants mais aussi les « Gilets jaunes », des militants du climat ou encore des « antifascistes ». Selon la presse française, la police a eu recours, à plusieurs reprises, au gaz lacrymogène contre des manifestants, dès le début de la manifestation à Paris, signalant que les forces de l’ordre ont fait usage de l’engin lanceur d’eau et de gaz lacrymogène. A Bordeaux, des échauffourées ont opposé manifestants et forces de l’ordre.
Selon les mêmes sources, la manifestation organisée dans cette ville a rapidement dégénéré en affrontements violents. A Grenoble et à Marseille, des actes de violences ont été également signalés, indiquent les médias français qui notent que la situation restait tendue dans plusieurs villes, notamment en raison de la forte présence policière le long des parcours empruntés par les marcheurs. Malgré la pression imposée par les autorités, les manifestants ont tenu à poursuivre leur marche pour exiger des mesures concrètes contre la cherté de la vie. Un problème qui a uni, manifestement, toutes les catégories de la société française. La mobilisation nationale contre la vie chère a été précédée par une série d’actions menées par les lycéens au cours des semaines écoulées. La colère des citoyens se cristallise autour du pouvoir d’achat avec un consensus sur l’incapacité des autorités du pays à répondre aux revendications soulevées par les manifestants.
R. I.

