Tebboune

Frappée par le COVID et le recul des revenus des hydrocarbures : Une seule voie de salut pour l’économie

À l’instar des pays du monde entier, l’Algérie a été frappée de plein fouet par la pandémie du Covid-19, notamment dans son économie qui dépend des exportations de pétrole, c’est pour cet effet que seule une économie sous-tendue par la diversification des sources de croissance, l’économie du savoir et la gestion rationnelle des richesses nationales, pourra sauver le pays de cette crise, d’ailleurs c’est ce à quoi aincité et ordonné le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de sa réunion avant-hier avec quelques ministres du Gouvernement de Djerad.

Tout à fait, l’Algérie paie cher sa très forte dépendance aux exportations de pétrole, dont le prix a été très impacté par la pandémie de coronavirus, qui a provoqué une chute de la demande mondiale de pétrole. Du coup, afin de permettre au pays de surmonter ces difficultés conjoncturelles induites par cette double crise « issue du recul des revenus des hydrocarbures et de la propagation de la pandémie du Covid-19 », le président de la République a instruit le ministre de l’Industrie d’optimiser les dérivés du pétrole et du gaz en vue de revoir le Produit national à la hausse , aussi il a appelé les ministres, chacun dans son secteur, à entamer immédiatement, sous la supervision du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, la recherche des mécanismes efficaces à même de réduire, à court terme, «les dépenses inutiles et d’augmenter les revenus à travers l’encouragement de la production nationale, la généralisation de la numérisation et la lutte contre l’évasion fiscale, le gaspillage et la surfacturation ». également et pour diversifier notre économie, le chef de l’État a donné des instructions à l’effet d’opérer des réformes structurelles dans le cadre de la politique générale du Gouvernement, à même d’assurer une « exploitation optimale et transparente de toutes les potentialités et richesses naturelles nationales », à commencer par les mines dont regorge l’Algérie. Dans ce cadre, le Gouvernement est appelé à entamer l’exploitation du gisement de Zinc de Oued Amizour dans la wilaya de Béjaïa, et de la mine de fer de Ghar-Djebilet dans la wilaya de Tindouf ; l’une des plus grandes mines de fer dans le monde, ses réserves sont estimées à 3,5 milliards de tonnes, dont 1,7 milliard de tonnes sont exploitables. Le chef de l’État a affirmé, par ailleurs, en exposant le plan d’action du Gouvernement, visant l’édification d’une nouvelle économie nationale, que cette dernière ne pourra se réaliser s’il n’aura pas un «changement des mentalités et la libération des initiatives de toute entrave bureaucratique », appelant dans ce sillage à la révision des textes juridiques en vigueur, ou leur adaptation en fonction de la logique économique et non des pratiques conjoncturelles, ce qui « permettra de mieux exploiter le génie national et de générer les richesses et les emplois sans exclusion, ni exclusive ». Concernant le domaine de l’agriculture et son exploitation pour la diversification de l’économie, Tebboune a mis l’accent sur l’impératif de générer de la valeur ajoutée dans chaque projet, appelant à explorer toutes les terres, y compris les terres rares, aux fins d’amortir le recul des recettes de l’État. Il convient de noter que ce plan de travail concerne en premier lieu la relance sociale avant l’économie, c’est pour cela qu’il faut prendre en considération tout d’abord la classe vulnérable et moyenne de la société. De ce fait, le président de la République avait précisé que ce Plan national doit « préserver le caractère social de l’État et le pouvoir d’achat du citoyen, notamment la classe défavorisée ». Pour rappel, Abdelmadjid Tebboune a présidé, mardi, une séance de travail consacrée à l’examen du projet de Plan national de relance socio-économique, à soumettre aux prochaines réunions du Conseil des ministres. Selon un communiqué de la Présidence de la République, cette séance s’est tenue en présence du Premier ministre et des ministres des Finances, de l’Énergie, de l’Industrie des Mines, du Commerce, de l’Agriculture, ainsi que du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective.
Sarah Oubraham