Elle décide de lever les sanctions contre les enseignants grévistes : Benghebrit opte pour l’apaisement

Bonne nouvelle pour les enseignants du secteur de l’Éducation qui avaient observé, durant l’année scolaire, plus de trois mois de débrayage. Le ministère de l’Éducation qui avait promis d’appliquer les ponctions sur leurs salaires, décide de revenir sur sa décision. C’est du moins ce qu’a laissé entendre, hier, la première responsable du secteur de l’Éducation, Nouria Benghebrit, invitée du forum d’El-Moudjahid. La ministre a annoncé que son département va recourir à l’effacement des dettes, aussi bien pour les salaires que pour les primes de rendement, des enseignants des trois paliers de l’Éducation, qui avaient suivi un mouvement de grève de plus de trois mois. «Tenant compte des grands rendez-vous qui approchent à grands pas, tels le mois sacré du Ramadhan ou encore de l’Aïd, «nous avons décidé de soulever cette charge sur nos enseignants», a-t-elle declaré. «Nous ne voulons pas que nos enfants manquent de quelque chose, et nous savons que les enseignants sont avant tout des parents», a-t-elle ajouté. Mais en contrepartie, la ministre a appelé le corps enseignant de maintenir la stabilité du secteur durant la prochaine année scolaire, de manière à ne plus perturber son bon déroulement. «Nous attendons de la part des Syndicats une reconnaissance à nos efforts, à travers l’amélioration du service public», a-t-elle espéré.
S’agissant, par ailleurs, des examens de fin d’année, l’hôte du forum d’El-Moudjahid a rappelé que 2 millions d’élèves des trois paliers de l’Éducation en sont concernés. Pour ce qui est de l’examen de Cinquième, il comptera 648 372 élèves, l’examen du Brevet d’enseignement moyen (BEM) 542 000, alors que l’examen du Bac détient la part du lion avec 853 780 candidats. Pour le bon déroulement de ces examens, la ministre révèle qu’il a été question de mobiliser 612 000 fonctionnaires de l’Éducation. Il est également question de 875 000 centres de déroulement des examens et 190 de correction. Dans le même contexte, Benghebrit a rappelé que la date de l’examen de Cinquième aura lieu demain, 2 juin, et ses résultats seront annoncés le 18 du même mois. Les examens du Bac se tiendront du 7 au 11 juin, et les résultats le 10 juillet. Pour le BEM, ses résultats seront connus le 4 juillet. Dans le même cadre d’idées, Nouria Benghebrit a réaffirmé qu’il n’y aura pas de deuxième session pour l’examen de Cinquième qui, selon elle, n’amène pas à grand-chose, en matière de réussite. Dans ce sens, elle a estimé que l’examen de Sixième mériterait d’être révisé de manière à ce qu’il devienne «un test national». «Nous voulons maintenir cet examen, mais qu’il ne soit plus une source de pression pour l’élève», a-t-elle expliqué. Pour ce qui est du Bac, la ministre a émis le souhait de voir un taux élevé de réussite, sachant, souligne-t-elle, que les résultats du premier trimestre de cette année étaient meilleurs que ceux de l’année dernière. Elle a, à l’occasion, mis en garde contre toute tentative de fraude, pouvant conduire à une sanction allant de 3 à 10 années, en appelant les parents à encourager leurs enfants, et les candidats, à faire preuve de plus de conscience, puisque, prévient-elle, «le prix à payer sera très cher». Toujours au sujet du Bac, Benghebrit a fait part de sa volonté d’y introduire des changements de fond. Elle a, à cet effet, annoncé l’organisation d’une conférence nationale, en juillet prochain, consacrée spécialement au Baccalauréat.
Ania Naït Chalal

Un commentaire

  1. L’effacement des ponctions est une gifle aux élèves et à leurs parents.

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