Campagne

DEUXIèME SEMAINE DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE : Le débat autour des questions sérieuses toujours « absent »

Alors que la première semaine de la campagne électorale était marquée par des dérapages dans le discours politique, les candidats des partis politiques n’ont pas manqué de provoquer la polémique sur les réseaux sociaux lors de la deuxième semaine de cette opération, prélude aux élections législatives du 12 juin.

Du coup, les questions sérieuses engageant l’image de la prochaine Assemblée populaire nationale ne sont pas ou très peu évoquées. En effet, après les propos du président du (FBG), Aïssa Belhadi, qualifiant les femmes candidates qui sont dans les listes de son parti de «fraises sélectionnées» derrière une polémique grandissante, l’opinion publique s’attendait à ce que le discours progresse, notamment chez les partis politique ayant de l’expérience dans ce domaine, sauf qu’à la deuxième semaine de la campagne électorale, le phénomène de la « moquerie », devenu apparemment « contagieux», touche plus de formation politique.
C’est d’ailleurs le cas d’Abdelkader Bengrina, président du mouvement El-Binaâ qui, dans ses sorties, ne rate pas les siennes, commençant par celui de Tlemcen, où il a affirmé que l’international algérien Ryad Mahrez était «un moudjahid pour la cause divine» après avoir sorti le drapeau palestinien sur le terrain de foot, ou encore quand il a promis « le paradis » à tous les Algériens et les Maghrébins affirmant dans un discours
« que l’Algérie compte un million et demi de martyrs et ces derniers vont ouvrir les portes du paradis à tout le peuple de l’Algérie et du grand Maghreb ». Également, il a cité, dans la même semaine lors d’un rassemblement, sa descendance et celle de sa femme en citant son nom « Dalila ». Ces propos ont suscité une réaction et moquerie sur la toile bleue surtout que ce nom est associé à la corruption dans le célèbre film de « Carnaval fi Dachra » de Mohamed Oukaci et dont le monument Athman Ariouet incarne le rôle de « Makhlouf El Bombardier ». Également, Tayeb Zitouni, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), un parti normalement rompu au discours de campagne, a «révélé», en début de semaine, depuis Biskra, que cette wilaya était «la troisième ville sainte de l’Islam», après La Mecque et Médine, aussi Abou El- Fadhl Baâdji, premier responsable du Front de libération nationale (FLN), dont le dossier de candidature personnel a été rejeté, faut-il le rappeler, s’est longuement attardé sur le «7», le chiffre de son parti indiquant depuis Djelfa, que «c’est un message divin», d’après lui, le «7» représentant les «sept cieux» ou «le nombre de tours qu’un pèlerin doit faire autour de la Kaâba».

« Pour une participation massive », cause commune de tous les candidats
Le débat autour des questions sérieuses, politiques ou économiques, non maîtrisées, laisse place donc à des déclarations farfelues qui ne font finalement que discréditer leurs auteurs. Sauf que le point commun de l’ensemble des partis et des candidats indépendant dans cette deuxième semaine reste les appels à la participation massive pour réussir le changement et l’édification d’une Algérie nouvelle. Cependant et loin des climats des meetings et galas politiques, où certains partis remplissent les salles par leurs sympathisants et adhérents, contenté de campagne traditionnels, tel le cas du RND, et FJD ainsi que le MSP et El Binaa, le FLN pour ne citer que ces cinq parmi d’autres, dont le discours politique a été marqué par des « dérapages » et une guerre de mots entre certains, sans oublier que dans la plupart des rencontres, le protocole sanitaire n’est pas respecté, quant à Mohamed Charfi, président de l’ANIE, il demeure silencieux à l’égard de cette violation des mesures barrières durant les deux semaines . Dans ce cadre et afin d’expliciter aux potentiels électeurs leurs programmes, des partis politiques, tel Jil Jadid et des candidats indépendants, ont opté depuis le début de la campagne électorale pour le travail de proximité à travers aussi la radio et les réseaux sociaux.
Sarah Oubraham