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CARAVANE MARITIME DE LA LIBERTÉ VERS GHAZA : Cinq Algériens parmi d’autres militants arrêtés

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La marine sioniste a intercepté hier la « caravane maritime mondiale de la résistance » appelée «caravane de la liberté» alors qu’elle se dirigeait vers la bande de Ghaza dans le but de briser le blocus imposé au territoire palestinien.
Selon les organisateurs, plusieurs navires civils ont été encerclés puis pris d’assaut en eaux internationales par des bâtiments militaires sionistes. Parmi les militants arrêtés figureraient cinq ressortissants algériens engagés dans cette mission humanitaire internationale. Les organisateurs ont notamment annoncé l’arrestation du militant algérien Walid Hamza, ainsi que d’Anouar Walid Baza Bourouba Abdelnacer, Taïbi Mohamed Kheireddine, Harkati Mohamed Charefeddine, Ammour Abdelkader et Boukhari Chamseddine, présents à bord des navires « Josef » et « Sadabad ». Selon les responsables de la caravane maritime, l’intervention sioniste s’est produite en Méditerranée, à environ 250 milles nautiques des côtes de Ghaza, dans une zone relevant des eaux internationales. Les organisateurs dénoncent « un acte de piraterie maritime » et accusent Israël de violer le droit international, notamment la liberté de navigation garantie par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.

Une mission humanitaire civile internationale
La caravane avait quitté le port turc de Marmaris il y a quatre jours avec 54 navires transportant des militants, médecins, journalistes et bénévoles originaires de 70 pays. L’objectif affiché était d’ouvrir un corridor humanitaire vers Ghaza et de dénoncer le blocus imposé à l’enclave palestinienne. Les organisateurs affirment que les forces sionistes ont procédé à l’arrestation d’environ 180 militants et détruit volontairement des équipements de communication et des caméras afin d’empêcher la diffusion d’images de l’opération. Une militante présente à bord a également indiqué avoir perdu le contact avec près de 23 embarcations après l’intervention sioniste. Le Comité international pour briser le siège de Ghaza a appelé la communauté internationale à intervenir « immédiatement » afin de garantir la sécurité des participants et d’obtenir leur libération. L’organisation a également exhorté les gouvernements et les institutions des droits humains à condamner « les actes de piraterie israélienne visant à maintenir le blocus de Ghaza ».

Ankara dénonce un « acte de piraterie »
La Turquie a qualifié l’interception de la caravane d’« acte de piraterie ». Des responsables de la mission ont affirmé que les navires avaient quitté les côtes turques d’Antalya et poursuivaient leur route vers Ghaza lorsqu’ils ont été interceptés. Cette opération intervient quelques semaines après une précédente intervention israélienne contre des navires humanitaires au large de l’île grecque de Crète. Les organisateurs rappellent qu’en avril dernier, des forces israéliennes avaient déjà abordé plusieurs bateaux civils transportant 345 militants de 39 nationalités.

Une pression également sur la caravane terrestre
Parallèlement à l’interception maritime, les organisateurs ont affirmé que la « Caravane mondiale de la résistance », composée de plus de 30 véhicules et plusieurs ambulances, a été bloquée près de Syrte, en Libye. Selon eux, les autorités de l’est libyen auraient empêché le convoi de poursuivre sa route vers le poste-frontière de Rafah. Les responsables de la campagne estiment que ces opérations coordonnées traduisent une volonté d’empêcher toute initiative internationale de soutien à Ghaza.

La résistance palestinienne condamne l’opération
Le mouvement palestinien de résistance a dénoncé « une opération de piraterie pleinement constituée » et accusé l’entité sioniste de s’en prendre à des militants civils engagés dans une mission humanitaire. Le mouvement a appelé les Nations unies, les organisations humanitaires et les États du monde à exiger la libération immédiate des personnes arrêtées et la levée du blocus de Ghaza.
Les organisateurs de la caravane maritime ont, de leur côté, affirmé qu’ils poursuivraient leurs initiatives de solidarité « jusqu’à la fin du siège imposé au peuple palestinien ».
M. Seghilani

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