BAC

BACCALAURÉAT : 731 723 candidats entament les épreuves aujourd’hui

Près de 732 000 candidats entament, à partir d’aujourd’hui et jusqu’à jeudi prochain, les examens du Baccalauréat session 2021 à travers 2 528 centres au niveau national. Selon l’ONEC, il s’agit de 459 545 candidats scolarisés (180 833 garçons et 278 712 filles) et 272 178 candidats libres. Quant aux détenus, ils sont, cette année, 5084 à se présenter à cet examen soit une hausse de 59% par apport à l’année dernière.

Toujours selon l’ONEC, les copies seront compostées au niveau de 18 centres de regroupement de compostage avant de les répartir sur 87 centres de correction.  Les centres de correction ouvriront leurs portes à partir du 1er juillet jusqu’au 19 juillet prochain. Un seul centre national sera mobilisé pour l’annonce des résultats, le 22 juillet. Il est important de relever que pour le bon déroulement de ces épreuves, et pour éviter toute tentative de fraude à travers les différents moyens technologiques, le ministère de l’Éducation a mis en place des dispositions et ce en coordination avec plusieurs secteurs. Il s’agit entre autres de l’installation d’une cellule de veille afin de renforcer le contrôle sur les différents réseaux sociaux pour identifier toutes les personnes à l’origine de la publication des sujets d’examens.

Pas de coupure d’internet et sanctions sévères contre les fraudeurs
Il faudra souligner, dans ce contexte, que contrairement aux 5 dernières années, le ministère de l’Éducation a décidé, pour cette session 2021 du Bac, de ne pas procéder à la coupure d’internet. Toutefois des sanctions sévères attendent les fraudeurs. En effet, le code pénal, en son article 253 bis 6, prévoit un emprisonnement de 1 à 3 ans et une amende de 100 000 à 300 000 dinars pour quiconque qui, avant ou après le début de l’examen, publie ou divulgue les sujets ou les réponses aux examens finaux pour l’enseignement primaire, moyen, secondaire ou lors des concours. La même peine s’applique à quiconque qui use de l’identité d’un autre candidat à l’examen, à savoir un emprisonnement de 1 à 3 ans et une amende de 100 000 à 300 000 da. Quant aux personnes chargées de préparer, d’encadrer ou de superviser les épreuves du Baccalauréat, qui se sont avérées être impliquées dans la fuite de sujets ou de réponses d’examens, la peine a été fixée à un emprisonnement de 5 à 10 ans et à une amende de 500 000 à un million DA et 500 000 DA d’amende. En plus les sanctions complémentaires dans ce genre d’infractions, comme le retrait des droits civils, nationaux et familiaux.

Des inquiétudes sur le contenu des sujets d’examens
S’agissant, par ailleurs, des sujets du Baccalauréat, il est à noter que des parents d’élèves ainsi que des syndicalistes ont exprimé des craintes de voir des erreurs se glisser dans les différentes questions proposées aux candidats. Des craintes jugées légitimes, après que plusieurs fautes se sont introduites dans l’épreuve de français lors de l’examen de cinquième, mais aussi de physique et de mathématiques au BEM. À rappeler à ce propos que le ministère de l’Éducation nationale avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour que des mesures soient prises contre les parties responsables des erreurs dans le sujet de français de 5ème soulignant qu’il est anormal qu’une erreur comme celle-ci se produise lors d’un examen officiel.
Ania Nait Chalal