Conseil des ministres

ALORS QUE LES ÉTUDIANTS ET LES PERSONNES AGÉES À FAIBLE REVENU PARMI NOS RESSORTISSANTS, SONT DISPENSÉS DU PAIEMENT : Les frais de confinement réduits de 20%

En réponse à la demande exprimée haut et fort par les membres de la communauté nationale à l’étranger, en France notamment où des rassemblements ont été organisés, samedi dernier, devant l’ambassade d’Algérie et les Consulats de Lyon et de Marseille, le président Tebboune prend le taureau par les cornes et ordonne l’allégement des décisions relatives aux frais de confinement pour les Algériens désireux de rentrer au pays.

C’est ce qui ressort comme résolution en haut du tableau à l’issue de la réunion périodique du Conseil des ministres, présidée hier par le chef de l’État. Ainsi, après avoir écouté le rapport de situation du Premier ministre Abdelaziz Djerad sur cette question, le président de la République a instruit l’Exécutif de revoir à la baisse de 20% les frais liés à l’hébergement des ressortissants algériens de retour au pays, nous apprend un communiqué du palais d’El Mouradia publié sur sa page facebook. À noter que jusqu’alors, la facture liée à l’hébergement relatif à la quarantaine pour les voyageurs algériens désireux de rentrer au pays, laquelle couvre les frais de transport vers l’établissement hôtelier réquisitionné à cet effet, a été fixé à 41 000 dinars TTC et réglable en monnaie étrangère, selon un communiqué d’Air Algérie. Aussi, ils sont exonérés du paiement de ces frais les enfants de moins de 12 ans, à raison de deux membres pour chaque famille.
Également prise comme décision lors de ce Conseil des ministres, deux catégories de ressortissants algériens sont exemptées des frais relatifs au confinement dans les établissements hôteliers. Il s’agit des étudiants et des personnes âgées à faible revenu, au profit desquels le chef de l’État a donné instruction pour les dispenser de cette facture.
Si maintenant pour le cas des étudiants la question ne se pose pas tant qu’ils sont identifiés de fait, il reste à savoir comment s’y prendre avec les membres de la communauté nationale à l’étranger parmi les séniors qui ne disposent pas d’assez de revenus pour payer les frais. Devra-t-on leur exiger un document attestant le montant de leurs revenus à l’entrée du territoire national ? En tout cas, et à ce stade de décision, il faudra s’attendre à des modalités concernant le volet pratique dont le Premier ministre est chargé d’élaborer une feuille de route.
Farid G.