Ould Kaddour

ACHAT DE LA RAFFINERIE D’AUGUSTA :  Mandat d’arrêt international contre Ould Kaddour

L’affaire de la raffinerie d’Augusta, achetée en 2018 par le groupe Sonatrach, rebondit. En effet, le Premier ministre Djerad a confirmé hier le lancement d’une enquête sur l’acquisition suspecte de ce complexe pétrolier situé dans le sud de l’Italie. Pas que, puisqu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre le principal accusé.

L’annonce a été faite depuis Hassi R’mel, wilaya de Laghouat, où le chef de l’Exécutif s’est rendu à l’occasion de la double célébration de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’UGTA.
Si l’enquête en question a été déjà révélée à la fin de l’année écoulée, au demeurant elle est confirmée par les hautes autorités du pays. C’est d’autant plus que l’occasion sied pour en faire l’annonce que l’affaire concerne la dilapidation de l’argent public. En effet, la raffinerie d’Augusta a été acquise pour un montant de plus de 700 millions de dollars. La transaction concerne, outre le complexe, trois terminaux pétroliers situés à Palerme, Naples et Augusta, en sus des pipelines reliant la raffinerie aux différents terminaux. Alors P-dg de Sonatrach, cette affaire scabreuse qui a fait polémique, a été conclue sous, Abdelmoumen Ould Kaddour, aujourd’hui en fuite à l’étranger.
À s’interroger d’ailleurs sur l’identité du responsable principal cité dans l’affaire par le Pôle pénal économique et financier près la Cour d’Alger, instance judiciaire en charge de l’enquête, et visé notamment par le mandat d’arrêt international. Si le Premier ministre ne l’a pas nommé de ses propos, il est fort à parier qu’il s’agirait de Ould Kaddour, lequel était le responsable direct par lequel l’affaire a été négociée, traitée et conclue avec la société propriétaire ESSO Italiana (ex-filiale de la firme américaine ExxonMobil).
« Le Pôle pénal économique et financier a ouvert une enquête sur l’affaire de la raffinerie d’Augusta, dans laquelle un mandat d’arrêt international a été émis contre le principal accusé », a déclaré en effet Djerad.
Dans la foulée, le P.M a affirmé que l’État algérien continuera à porter plainte contre les responsables coupables d’atteinte à l’économie nationale.
Enfin, a-t-il assuré à ce sujet, de « la détermination de l’État à poursuivre la moralisation de la vie publique et du domaine économique, en réunissant les conditions idoines pour un climat économique empreint de transparence et de concurrence loyale et saine, d’une part et à lutter contre la corruption dans le cadre de la loi, d’autre part ».
Farid Guellil