Les Journées internationales du patrimoine subaquatique se sont clôturées ce mardi à Alger, après plus d’un mois de mise en valeur des trésors engloutis de l’Algérie. L’événement s’est achevé par une conférence d’experts dressant un bilan approfondi sur la recherche, la conservation et les défis liés à ces biens culturels immergés.
Depuis le 20 août dernier, le Musée public national maritime avait choisi de célébrer la Journée internationale des Musées à travers une vaste exposition photographique intitulée « Le patrimoine subaquatique : une mémoire sous les eaux ». Pour marquer la fin de cet événement, une conférence dédiée au patrimoine archéologique subaquatique en Algérie a réuni un panel de chercheurs, d’universitaires et de spécialistes des milieux marins.
Cette rencontre scientifique a été animée par des acteurs clés de la recherche et de la préservation en Algérie. Le public a ainsi pu suivre les interventions de Nazim Bensalah, attaché de recherches au Centre national de Recherches en archéologie (CNRA), et de Mustapha Allali, archéologue-plongeur et chef de département Inventaire, Conservation et Restauration au Musée public national maritime. Ils étaient accompagnés de Djamila Djellal, conservatrice principale du patrimoine culturel aquatique, et de Souad Lamouti, chercheure en sciences de la mer au Centre national de Recherches et développement de la pêche et de l’aquaculture (CNRDPA).
Les conférenciers ont longuement abordé les efforts déployés pour protéger ce pan fragile de l’histoire algérienne. Les discussions ont mis en lumière le travail de terrain, de la localisation des vestiges à leur documentation, en passant par les techniques scientifiques modernes de restauration et d’inventaire. L’objectif était non seulement de présenter les biens culturels déjà recensés, mais aussi de définir les défis futurs et les perspectives de cette discipline exigeante. Le rôle essentiel du Musée public national maritime dans la préservation de la mémoire nationale a été réaffirmé, tout comme la nécessité d’une approche pluridisciplinaire. À ce titre, la rencontre s’est conclue sur une présentation détaillant la caractérisation du patrimoine naturel sous-marin de la zone tampon de Tipaza. Cette synergie entre les institutions culturelles et scientifiques, telles que le CNRA et le CNRDPA, s’inscrit directement dans l’esprit de la Journée internationale du patrimoine culturel subaquatique. Instituée en 2025 par l’UNESCO, cette journée vise à encourager les projets de protection de cet héritage mondial, une mission dans laquelle l’Algérie s’investit désormais avec des moyens scientifiques et institutionnels renforcés.
R. C.














































