La responsabilité de la communauté internationale à l’égard de la protection et de l’assistance aux réfugiés sahraouis reste étroitement liée, selon le responsable sahraoui Abbi Bachir El-Bachir, à l’achèvement du processus de décolonisation du Sahara occidental et à l’exercice du droit à l’autodétermination et à l’indépendance.
Dans une intervention diffusée par France 24, le conseiller spécial du président sahraoui chargé des ressources naturelles et des questions juridiques a expliqué que l’installation des camps de réfugiés sahraouis dans le sud-ouest de l’Algérie, à partir d’octobre 1975, résultait selon lui du déplacement massif de civils sahraouis après l’entrée des forces marocaines au Sahara occidental. Il a estimé que la persistance de cette situation maintenait les responsabilités internationales prévues par les conventions de Genève et leurs protocoles additionnels en matière de protection et d’assistance aux réfugiés. Il a notamment alerté sur la baisse de l’aide humanitaire au cours des dernières années et ses conséquences pour les catégories les plus vulnérables. Le responsable sahraoui a également évoqué le rôle historique des organismes onusiens d’aide aux réfugiés depuis janvier 1976. Il a indiqué que les camps comptaient cinq bureaux d’aide aux réfugiés au sein des principaux camps, ainsi que plus de 30 organisations internationales. Il a opposé cette situation, selon son appréciation, à celle des territoires du Sahara occidental sous contrôle marocain, affirmant que les autorités marocaines restreignent l’accès des observateurs internationaux et empêchent la MINURSO d’assurer un suivi des droits humains. Concernant le processus de règlement sous l’égide de l’ONU, Abbi Bachir El-Bachir a déclaré que le Front Polisario demeurait disposé au dialogue et à la coopération avec les Nations unies en vue, selon lui, de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.
M. S.














































