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3 mars 2024
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Accidents de la route : quelle thérapie instaurer ?

Les chiffres sont têtus, il y a trop de morts sur nos routes, alors que les nombreuses campagnes de sensibilisation, à l’intention des usagers de la route, afin de les inciter à davantage de respect du code de la route et, par là même, atténuer un tant soit peu le nombre d’accidents qui reste quand même bouleversant, ont eu peu d’effet sur les automobilistes.

C’est ainsi que, selon les analyses des spécialistes en la matière, le facteur humain reste la première cause de ce carnage enregistré sur les routes du pays. En tous les cas, tout a été dit, ou presque, sur ce nouveau phénomène, appelé communément ‘’violence routière’’ qui fait désormais des ravages sur nos routes et constitue la première cause de mortalité dans le pays. Alors, quels moyens à mettre en œuvre pour arrêter l’hécatombe ? Les chiffres communiqués de temps à autres par les services compétents font ressortir que le nombre d’accidents est en nette augmentation, d’une année à une autre. Ces chiffres donnent froid dans le dos, où des milliers de morts sont portés sur cette longue liste macabre, et autant de blessés et autres handicapés à vie. Cependant, force est de reconnaître que les mesures draconiennes prévues par la réglementation et l’intransigeance des services de sécurité qui ont été pourvus en moyens matériels sophistiqués ne semblent avoir aucun effet sur le comportement suicidaire des automobilistes, et particulièrement les jeunes. Ces chauffards, grisés par la vitesse, font fi du respect du code de la route et se comportent en seigneurs sur les routes, au volant de mécaniques de plus en plus puissantes. Pour la seule région de Constantine, les retraits de permis, et autres amendes lourdes dues à des infractions au code de la route n’ont pas eu l’effet escompté sur le comportement de nos automobilistes. Dans tous les cas de figure, le facteur humain est prépondérant avec 95% des causes, l’état des véhicules et l’environnement interviennent dans la proportion des 5%. C’est dans cette optique que les responsables en charge de la sécurité routière interpellent les consciences pour l’obligation du respect du code de la route afin d’aboutir à cette assurance sur nos routes. L’objectif recherché, à travers ces campagnes de sensibilisation, vise a priori à réduire le nombre faramineux des accidents et le nombre important de victimes qui sont enregistrées annuellement à travers les routes, et aussi impliquer, par là même, les autres partenaires pour corriger les insuffisances constatées, comme l’absence des panneaux de signalisation et l’entretien des routes. En tout état de cause, Constantine occupe la cinquième place dans ce sinistre palmarès où la wilaya de Sétif détient la première place. Il est évident que les comportements dans la conduite constituent la cause principale de la mortalité routière, mais il est aussi indéniable que les insuffisances dans l’apprentissage des postulants au permis de conduire se répercutent inévitablement sur leur capacité à conduire et finissent par gonfler les chiffres des accidents routiers. À Constantine, par exemple, où plus de 80 000 examens du permis de conduire sont effectués chaque année, c’est dire aussi l’engouement des gens pour l’obtention de ce document qui leur permettra de conduire une voiture, mais malheureusement et compte tenu de la manière un peu trop «légère» avec laquelle ce document est délivré pour les uns et les autres, le résultat ne peut être qu’épouvantable, la preuve ! Alors, faut-il durcir encore plus les lois en matière de sécurité routière et les appliquer sur tous ceux qui transgressent, loin de toutes «interférences» et autres passe-droits de la part des «connaissances» qui interviennent pour la remise des permis une fois retiré par les agents de l’ordre, et aussi réorganiser de fond en comble tout le processus d’apprentissage chez les auto-écoles pour l’obtention de ce document afin qu’il ne soit plus un permis pour tuer et ou se faire tuer… Alors, quelle thérapie instaurer pour que nos routes ne soient plus des cimetières ?
Mâalem Abdelyakine

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