Hanoune

À L’INITIATIVE DU COMITÉ NATIONAL DE SOUTIEN À LA SG DU PT : Sit-in à Alger pour exiger la libération de Hanoune

Plus d’une centaine de personnes ont organisé, hier, un sit-in devant l’édifice de la Grande-Poste, à Alger, à l’appel du comité national pour la libération immédiate de Louisa Hanoune, SG du Parti des travailleurs (PT), incarcérée dans une prison civile à Blida, depuis le 9 mai dernier. La cheffe du PT a été accusée de «complot contre l’Armée et l’autorité de l’État», comme l’a fait savoir son avocat, Mokrane Aït Larbi.
Empêchés par un dispositif policier qu’il soit organisé aux escaliers de la Grande-Poste, le rassemblement, qui a réuni en plus des députés et militants de PT, des sympathisants et citoyens lambdas tous âges confondus, s’est tenu sur une place mitoyenne au lieu initialement prévu pour l’action de protestation. Ramdane Taâzibt, cadre et responsable du PT, a dénoncé, lors d’une prise de parole, «une affaire purement politique et non pas juridique», car, selon lui, «Louisa Hanoune a été mise en prison arbitrairement, et c’est une injustice» a-t-il lancé.
Le même responsable politique a révélé un message de Hanoune, qu’elle a transmis au public par le biais de ses avocats. Il nous dira, sur place, que la patronne du PT a dit «que les militantes et militants du PT, les Algériennes et Algériens à travers tout le pays, aient la certitude et la conscience tranquille, en sachant que Louisa Hanoune, en tant que citoyenne et responsable politique, n’a rien fait de compromettant qui pourrait l’entrainer à la prison», a déclaré Louisa, dans le message dont a fait part Taâzibt.
Il y a lieu de relever que le sit-in de soutien à Louisa Hanoune a été initié par le comité national pour sa libération qui compte, en son sein, des membres du PT, de la société civile et des personnalités nationales, dont l’ex-ministre de la Culture Khalida Toumi, quoique cette dernière n’a pas participé à ce rassemblement, a-t-on constaté.
Intervenant à son tour, également responsable et députée du parti, Nadia Chouitem dira : «Nous n’allons pas nous taire», a-t-elle affirmé, avant d’ajouter «nous allons continuer la mobilisation au niveau national, et à l’international, jusqu’à la libération de Hanoune». Le sit-in a duré à peine une heure avant que la police ne procède à la dispersion des manifestants qui ont criés «libérez Louisa! » et «Jugez la bande et non pas Hanoune !».
Hamid Mecheri