Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dans les rues de Rome, en Italie, pour exprimer leur opposition à la guerre menée contre l’Iran par les États-Unis et Israël. Au cours de cette mobilisation, des protestataires ont brûlé des portraits du président américain Donald Trump et du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, en signe de dénonciation de l’offensive militaire.
La manifestation, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes dans la capitale italienne, avait initialement été organisée pour protester contre les réformes judiciaires proposées par le gouvernement de la Première ministre Giorgia Meloni. Ces réformes doivent être soumises à référendum le week-end prochain. Toutefois, la mobilisation a rapidement pris une dimension internationale, les participants exprimant également leur opposition à la position du gouvernement italien concernant la guerre contre l’Iran et ses relations étroites avec l’administration américaine. Au cours du rassemblement, des manifestants ont incendié des affiches représentant Giorgia Meloni aux côtés de Donald Trump. Des portraits de Benyamin Netanyahu ont également été brûlés. Dans la foule, composée en grande partie de syndicalistes, de militants d’organisations de gauche et d’étudiants, plusieurs banderoles affichaient des slogans tels que «Non au gouvernement Meloni», «Non à la guerre» et « Non au référendum ». Depuis le lancement, le 28 février dernier, de frappes aériennes à grande échelle contre l’Iran, les manifestations se sont multipliées dans plusieurs pays européens. Selon les organisateurs de la mobilisation, ces frappes ont visé des infrastructures civiles iraniennes, notamment des écoles, des hôpitaux et des installations sportives, causant la mort d’au moins 1 348 personnes. Parmi les manifestants présents à Rome, Sandra Paganini a dénoncé une escalade dangereuse. « Les États-Unis et Israël détruisent toute forme de coexistence définie par le droit international », a-t-elle déclaré. Elle a également mis en garde contre les risques d’un conflit plus large, affirmant que ces actions pourraient entraîner le monde vers une guerre de grande ampleur touchant des populations civiles innocentes. La contestation ne s’est pas limitée à l’Italie. Des manifestations similaires ont également eu lieu en Espagne, où des rassemblements ont été organisés samedi dans des dizaines de villes à l’appel d’une coalition d’associations civiques réclamant la fin des attaques contre l’Iran. Dans la capitale espagnole, Madrid, plusieurs milliers de personnes ont défilé en scandant des slogans contre la guerre et en exprimant leur solidarité avec les civils affectés par le conflit. Ces mobilisations illustrent une montée des protestations en Europe face à l’escalade militaire au Moyen-Orient, alors que de nombreuses organisations civiles et politiques appellent à un cessez-le-feu et à une solution diplomatique pour mettre fin aux hostilités.
M. S.










































