Un groupe de travail restreint sera formé pour évaluer l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations issues de la première phase d’examen de la Convention, et de préparer méthodiquement le mécanisme d’examen de la mise en œuvre de la Convention dans sa deuxième phase, qui entrera en vigueur en 2027 ».
Cette décision a été prise lors de la réunion de la commission multisectorielle supervisée par la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), chargée du suivi de la participation de l’Algérie aux sessions et conférences internationales ainsi que de la mise en œuvre des conventions internationales et régionales en matière de prévention de la corruption, présidée par la présidente de la HATPLC, Salima Mousserati, La rencontre s’est déroulée en présence de représentants des ministères des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, de l’Intérieur, des Collectivités locales, et des Transports et de la Justice, ainsi que de l’Office central de répression de la corruption, de la Cellule de traitement du renseignement financier, de la Direction générale de la Sûreté nationale, du Commandement de la Gendarmerie nationale, de la Direction générale des Douanes et de la Direction générale des Impôts, précise la même source. L’ordre du jour a été consacré à « l’évaluation de la participation de la délégation algérienne à la Conférence des États-parties à la Convention des Nations unies contre la corruption, tenue récemment au Qatar », ainsi qu’à « l’examen du modèle de projet de questionnaire d’auto-évaluation transmis par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, et de sa conformité avec les éléments contenus dans la résolution 02/11 adoptée lors de la Conférence des Etats parties tenue récemment au Qatar », ajoute le communiqué. La même source a indiqué que Salima Mesrati a appelé à une révision du cadre juridique relatif à la dépénalisation des erreurs de gestion. Cette révision vise à garantir un équilibre entre la protection des fonds publics et l’incitation des dirigeants à prendre des initiatives et à décider avec confiance et responsabilité, conformément aux directives du Président. Mme Mesrati a plaidé avec force en faveur de la dépénalisation des erreurs de gestion lors de sa participation à un atelier organisé en partenariat avec l’Agence algérienne de promotion des investissements. Cet atelier, le premier du genre à réunir la Haute Autorité et l’Agence, a également accueilli un représentant du Conseil algérien du renouveau économique. Mme Mesrati a déclaré que cette initiative « s’inscrit dans une démarche participative fondée sur la coordination des efforts et l’intégration des rôles entre les institutions, avec pour objectif de consolider les principes de transparence et d’intégrité au sein du système économique et de renforcer les mécanismes de prévention de la corruption dans le monde des affaires. » Mme Mesrati a expliqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de la Stratégie nationale pour la transparence, la prévention et la lutte contre la corruption, notamment ceux liés au renforcement de la transparence dans le secteur économique. Cet objectif est atteint grâce à l’établissement de règles de gouvernance efficaces, fondées sur des procédures simplifiées et claires et sur l’égalité des chances pour les acteurs économiques, renforçant ainsi la confiance entre l’administration et les parties prenantes et améliorant le climat des investissements. Mme Mesrati a souligné la nécessité de passer du modèle traditionnel de création de richesse à un modèle de gouvernance économique fondé sur l’intégrité, la transparence et la responsabilité. Ceci encouragera les initiatives économiques et incitera les gestionnaires et les dirigeants à contribuer efficacement à la réalisation du développement durable.
M. R.











































