Festival international du cinéma d'Alger

11e FICA : Projection de 3 courts métrages

Trois courts métrages sur l’environnement et les souffrances psychologiques engendrées par une société moderne de plus en plus matérialiste ont été projetés, lundi à Alger, dans le cadre de la 11e édition du Festival international du cinéma d’Alger (FICA), en présence des réalisateurs.

Les films sont programmés pour la compétition officielle au niveau de la salle Ibn Zeydoun. Il s’agit du court métrage « Toute la nuit » du réalisateur algérien Fayçal Hammoum qui retrace le drame de deux parents ayant perdu leur fille unique assassinée. La mère sombre dans un état dépressif qui la pousse à chercher sa fille dans les gares de train et les espaces de loisirs, et à afficher ses photos dans les rues. Chargé d’émotions, le film de Fayçal Hammoum rapporte, pendant 17 minutes, le désarroi et la détresse de la mère qui n’accepte pas la mort de sa fille unique, malgré le soutien de son mari. Le court métrage « Le pont » du réalisateur algérien Mohamed Taher Chawki Boukaf, d’une durée de 6 minutes, retrace les souffrances d’un père et de son fils malade qui voyagent à dos d’âne pour rejoindre l’hôpital.
Le périple est ponctué de nombreux désagréments qui reflètent de manière symbolique les problèmes sociaux et environnementaux tels que la pollution et l’embouteillage. Le court métrage « Bridge », primé dans la catégorie du cinéma et de l’audiovisuel de la 15e édition du Prix du président de la République pour les jeunes créateurs « Ali Maachi » (édition 2021), a pu attirer l’attention du public grâce aux effets sonores, au montage et à la bonne animation au niveau technique, et au thème très symbolique. Le public était également au rendez-vous avec le film « Adieu les cons » (17 mn) du réalisateur canadien Albert Dupontel. Ce court métrage relate dans un style comique comment le Premier ministre et sa femme ont accueilli chez eux trois femmes de ménage à l’occasion de leur anniversaire, en évoquant des situations et des scènes amusantes. A travers ce récit, le réalisateur aborde les questions de gestion et de collecte des déchets, ainsi que les différents problèmes auxquels sont confrontés les agents d’hygiène, outre le regard désintéressé de certaines personnes concernant les dangers de la pollution sur la santé publique. Le 11e Festival international du cinéma d’Alger (FICA), dédié au film engagé, se poursuit jusqu’au 10 décembre, avec la participation de 60 films de différents pays, dont 25 en compétition. Cette édition met l’accent, notamment, sur les questions de la résistance, de la femme et de l’environnement.