Beldjoud

RETARD DANS LA RÉALISATION DU TERMINAL À CONTENEURS AU PORT DE DJEN-DJEN : Beldjoud s’agace et fixe un ultimatum

Avoir une maîtrise parfaite du flux des marchandises au niveau des ports, est d’une importance capitale, afin d’assurer une fluidité dans les opérations de chargement et déchargement des navires et dans les délais prévus pour éviter les « pénalités de retard » qui, non seulement nuisent au Trésor public mais constitue aussi un indice majeur sur un dysfonctionnement de gestion d’où justement la nécessité de l’éradication des freins qui minent l’activité commerciale et de revoir les systèmes de gestion au niveau des ports algériens.
C’est dans ce sens, d’ailleurs, que s’inscrit la visite du ministre des Transports, Kamel Beldjoud à Jijel pour s’enquérir de la situation de l’un des plus importants ports en Algérie-le Port de Djendjen- entre autres. Mais il semble que le chantier du terminal à conteneurs de Djendjen est à l’arrêt depuis 5 ans déjà en raison d’un litige entre la direction du Port et de l’entreprise sud-coréenne chargée de réaliser le projet.
Agacé par cette situation qui, nuit à l’économie nationale, le ministre des Transports, Kamel Beldjoud, a sommé, l’administration du port de Djendjen (Jijel) et son partenaire sud-coréen Hyundai chargé de la réalisation du projet de résoudre leur « différend » d’ici la fin de l’année afin d’en permettre le parachèvement des travaux, sous peine de sanctions.
Accompagné par le ministre des Travaux Publics, de l’Hydraulique et des Infrastructures de Base, Lakhdar Rekhroukh, lors de cette visite, le ministre Beldjoud a affirmé, après avoir suivi un exposé sur le projet de terminal à conteneurs et de terminal pour métaux, que le litige qui a duré cinq années entre les deux parties « doit être résolu avant la fin de l’année en cours faute de quoi des mesures fermes seront prises contre le responsable de ce retard ».
Le ministre a ajouté que le terminal à conteneurs constitue le poumon du port et le poumon de l’économie nationale et le gouvernement accorde un intérêt particulier à ce projet au regard de ses répercussions positives et sa rentabilité réelle dans l’avenir.
Selon l’ancien ministre de l’Intégrer, les deux parties, à savoir, le maitre d’ouvrage qu’est le port de Djendjen et le partenaire sud-coréen Hyundai « se sont engagés à trouver des solutions à la situation actuelle dans quelques jours ».
Dans le cas contraire affirme le ministre, le contrat sera résilié et la société de réalisation sera remplacée par d’autres sociétés locales surtout qu’il ne reste plus beaucoup pour parachever le projet.
Le ministre des Transports a rappelé que le terminal à conteneurs de 17 mètres de profondeurs permettra d’accueillir de gros navires et leur prise en charge dans de courts délais de sorte à économiser des devises, expliquant que le retard dans le traitement des navires au niveau des ports algériens « entraine le paiement d’amendes de retard ».
Brahim Oubellil