Peste

VAIN ENGAGEMENT MINISTÉRIEL SUR L’ARRIVÉE DES VACCINS AVANT FIN JANVIER : La peste des ruminants gagne d’autres wilayas

L’apparition des maladies épizootiques (fièvre aphteuse et peste des petits ruminants) est le résultat de nombreux facteurs qui ont conduit à la perte du cheptel dans plusieurs wilayas. Malgré les assurances des services du ministère de l’Agriculture, le virus de la peste des petits ruminants continue à ravager le cheptel ovin.

Il semble que la mobilisation de tous les moyens pour la prise en charge de cette épidémie, n’a pas suffi pour ralentir ou voire stopper sa propagation. Cette épidémie continue de gagner en effet d’autres wilayas. Récemment, encore, des foyers de peste des petits ruminants ont été officiellement déclarés à Tizi-Ouzou et Bouira par les services concernés, alors qu’à travers la wilaya de Bordj Bou Arreridj, pas moins de 40 foyers de fièvre aphteuse ont été détectés. Joint par nos soins, hier, afin d’avoir de plus amples informations, sur le sujet, le vice-président de la Fédération nationale des éleveurs (FNE), Mezroua Belkacem nous a indiqué que «le seul moyen de stopper la propagation de cette maladie est le vaccin, et vu que les laboratoires n’ont pas reçu encore les antidotes, la mesure de l’isolement des bêtes était une solution temporaire pour limiter les dégâts, le temps de procéder à la vaccination» a-t-il affirmé. Ce qui l’amène à déclarer, à propos de la mesure en question, que celle-ci «n’a pas donné de résultats, la preuve que des foyers de peste des ruminants continuent d’être signalés, ici et là, comme à Tizi-Ouzou qui vient d’être touchée et aussi Bouira» , et ce malgré, précise-t-il «la fermeture des marchés et de l’interdiction de circulation  du bétail» Il souligne, plus loin, dans ses réponses, que «les éleveurs de ces régions semblent désemparés, suite à l’identification de certains foyers de la peste des petits ruminants.» et d’ajouter «malgré les opérations de contrôle» avant de nous préciser que «l’activité ne peut échapper à l’informel». Dans ce même sillage, notre interlocuteur de la FNE n’a pas exclu l’idée de voir d’autres foyers suspectés ou touchés par cette épidémie, en déclarant «il est fort possible qu’il existe d’autres foyers dans certaines régions qui ne sont pas encore signalés a-t-il avoué.
Au sujet des éleveurs qui attendent l’intervention des pouvoirs publics afin de les indemniser, notre interlocuteur nous a déclaré que la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA) «a accordé plus de deux milliards DA  aux éleveurs assurés, ayant subi des pertes engendrées par la peste des petits ruminants» nous a-t-il indiqué hier.
Med. Wali