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Chasse ouverte au Sahel

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La réconciliation entre l’Algérie et ses voisins maliens et nigériens après le grand et retentissant retour à la normale de leurs relations bilatérales reste consubstantielle au contexte d’actualité marqué par la rupture diplomatique avec les Émirats arabes unis. Cette nouvelle donne ouvre la voie à la neutralisation des influences étrangères au Sahel. Ces deux événements rebattent les cartes du jeu dans cette région. Celle-ci est disputée par des forces intruses par le truchement d’un vassal et d’un proxy local. Ce dernier se reconnaît dans son rôle de déstabilisateur. Son statut de seul allié de l’entité sioniste dans la région suffit pour l’identifier. Mais il n’est pas question ici du mauvais voisin de l’Algérie. Mais de ses bailleurs de fonds émiratis. Ils sont venus de l’autre bout du monde pour s’immiscer dans des affaires intérieures de pays souverains qui ne les regardent ni de près ni de loin. Notamment, ceux qui ont financé – avec un montant de 15 millions de dollars – en 2023 la campagne d’intox dirigée par le Makhzen contre l’Algérie et ses voisins pour envenimer leurs relations. Il est clair que le jeu trouble de l’axe Rabat – Tel Aviv – Abu Dhabi dans la région est cousu de fil blanc. Mais les manœuvres de déstabilisation des forces du mal étaient de courte durée. D’ailleurs, nos voisins ont fini par comprendre qu’ils ne trouveront en l’Algérie qu’un bon voisin qui fait de la sécurité, de la stabilité et du développement de la région le seul souci qui anime ses ambitions. Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans la même configuration géopolitique qu’il y a quelques mois. Les choses ont évolué à rebours des désidératas des impérialistes et des expansionnistes. L’entité sioniste est acculée dans son génocide en Palestine, le Maroc fait profil bas, tandis qu’Abu Dhabi est dans l’œil du cyclone. Les révélations médiatiques sur leur rôle dans la déstabilisation des États comme au Soudan, la Corne de l’Afrique ou encore au Sahel, en parrainant les groupes de milices et de mercenaires contre les forces et les institutions régulières, lui reviennent comme un coup de boomerang en pleine figure. Du coup, force est de constater que le temps de la présence des Émirats, aujourd’hui chassés de notre pays – leur ambassadeur et les membres de sa famille ont quitté Alger hier – dans la région est compté. L’Algérie agit, après tout, dans son espace naturel. Pour protéger ses intérêts vitaux et, partant, ceux de ses voisins. Elle n’a jamais cherché à s’immiscer dans les affaires intérieures des États, fussent-ils des voisins comme le Mali et le Niger. Mais elle répond présente lorsqu’elle est sollicitée. Son récent redéploiement diplomatique dans un espace qui est son prolongement naturel s’est, par ailleurs, renforcé avec un appui militaire offert à un voisin en proie à une odieuse et vilaine tentative de déstabilisation. Les choses sont désormais sous contrôle. C’est pourquoi, le nouveau rapport de force dans la région est un sacré coup pour les manœuvres sournoises des Émiratis.

Farid Guellil  

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