Le visage hideux des Émirats arabes unis est révélé chaque jour un peu plus au monde. Leur pouvoir de nuisance, qui va du financement d’actions subversives et le recrutement de mercenaires dirigées contre la souveraineté et l’intégrité de certains pays ne sont que la face apparente d’une essence maléfique qui a bâti la doctrine de cet émirat qui aspire à devenir une puissance mondiale par la grâce des fonds colossaux qu’il brasse.
Il y a quelques jours, une opération d’influence dirigée par les EAU ciblant les Frères musulmans, le conflit au Soudan et les mécanismes de responsabilité de l’ONU a été révélée dans un rapport publié le 10 septembre dernier par la société américaine d’intelligence artificielle Anthropic. Cette société a identifié et supprimé un compte utilisé par un acteur unique pour mener une opération d’influence soutenue contre les Frères musulmans. L’acteur a exploité Claude pour maintenir un personnage d’AI nommé “Deadshot” hébergé sur sa propre plateforme privée. Intégré à la configuration du système se trouvait un fichier de doctrine maîtresse qui ordonnait à « Claude » de répéter la même mission à travers des centaines de sessions : « une opération transatlantique et régionale coordonnée pour démanteler les Frères musulmans à l’échelle mondiale ». L’opération était divisée en cinq axes d’activité étroitement liés. L’acteur gérait chaque flux simultanément, s’assurant que la génération de récits, l’offuscation technique et la sélection tactique des cibles étaient complètement synchronisées sur l’ensemble de la campagne. Cette stratégie s’appuyait sur une nuée de mouches électroniques prêtes à servir d’organe de manipulation toxique à l’échelle mondiale.
« Claude » et le fichier de doctrine maîtresse ont créé une fausse ONG qui copiait l’identité d’une véritable organisation suisse et publiait des rapports sur les droits de l’homme rédigés par l’État sous son nom.
Ils ont rédigé en sous-main des témoignages officiels dans le but de les faire présenter par deux personnes lors de la 62e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Le contenu a été conçu avec des restrictions spécifiques garantissant qu’aucun des discours ne mentionne les UAE. Ils ont minutieusement recherché et profilé 18 membres du Parlement européen et des journalistes de premier plan. Ils ont constitué des dossiers personnels détaillés sur ces législateurs et reporters. Ils ont compilé des dossiers de contre-responsabilité sur les Rapporteurs spéciaux de de l’ONU qui avaient critiqué la conduite des EAU au Soudan. Cette stratégie visait à produire de vrais-faux rapports ayant l’apparence de véritables documents établis par des structures officielles pour contrer le travail des rapporteurs de l’ONU qui avaient épinglé les EAU et leur rôle maléfique au Soudan.
Le tombeau de ses rêves de grandeur
Bien que l’opération ait été conçue pour ne pas pouvoir être tracée jusqu’aux acteurs, l’enquête d’Anthropic l’a liée avec une grande confiance à des officiels du gouvernement des EAU. Le fichier de doctrine nommait également des hauts responsables des EAU comme destinataires prévus du travail. Selon ses conclusions, l’acteur a également financé la nébuleuse de réseaux sociaux qui a amplifié le contenu. Le rapport précise toutefois qu’elle, la société, n’a pas pu confirmer si l’un des témoignages ou des dossiers de cibles compilés a atteint avec succès son public cible.
Le réseau d’amplification sur les réseaux sociaux était financé et coordonné de manière centralisée. Les rapports internes qualifiaient l’“indépendance” du réseau comme son “plus grand atout stratégique,” admettant ainsi qu’il tentait de cacher sa nature dirigée par l’État. L’acteur (Claude) a emprunté l’identité d’une véritable organisation soudanaise de droits de l’homme et a rédigé intégralement des témoignages pour l’ONU pour deux individus nommés, afin que des documents servant une partie au conflit soudanais parviennent à l’ONU comme provenant de témoins locaux indépendants, plutôt que comme des messages d’État.
En utilisant la « Breakout Scale », cette activité a été évaluée comme de Catégorie 3. L’activité se déroulant sur plusieurs plateformes de réseaux sociaux. Une catégorie plus élevée nécessiterait des preuves d’une large attention publique ou d’un impact politique, ce qu’Anthropic n’a pas pu confirmer.
Le réseau d’amplification sur les réseaux sociaux, qui reposait sur une nuée de mouches électroniques et de sites miroirs était financé et coordonné de manière centralisée. Les rapports internes qualifiaient l’“indépendance” du réseau comme son “plus grand atout stratégique,” admettant ainsi qu’il tentait de cacher sa nature dirigée par l’État. L’acteur a emprunté l’identité d’une véritable organisation soudanaise de droits de l’homme et a rédigé intégralement des témoignages pour l’ONU pour deux individus nommés, afin que des documents servant une partie au conflit soudanais parviennent à l’ONU comme provenant de témoins locaux indépendants, plutôt que comme des messages d’État.
Le flux de travail opérationnel prenait des sujets du monde réel et leurs propres fichiers de doctrine politique préétablis, puis utilisait Claude pour transformer le tout en notes de renseignement d’apparence officielle, en rapports d’identité clonés, en témoignages écrits en sous-main et en listes de ciblage profilées individuellement, plusieurs étant préparées pour une remise directe à de hauts responsables des EAU. C’est cette vaste stratégie de manipulation qui est dévoilée au grand public et qui renseigne sur la nature de cet Émirat qui est en train de creuser la tombe de ses rêves de grandeur. Aujourd’hui le monde découvre que ce partenaire généreux qui met la main à la poche pour distribuer sans compter des investissements est en réalité le mal personnifié qui se voit sur le toit du monde mais qui découvre que sa chute est aujourd’hui inéluctable.
Slimane B.











































