Un pas en avant, deux pas en arrière…

Cela s’est passé hier, dans plusieurs bureaux de postes de la capitale. Le serveur de tickets en panne, les guichets ont fonctionné à la vieille recette, qu’on croyait dépassée, révolue, morte et enterrée : la chaine ! Mais, non, la chaine a fonctionné, et plusieurs chaines se sont formées devant les guichets, offrant des images surannées, d’un autre temps, qu’Alger avait dépassé, devait dépasser, mais qui sont revenues en force. À chaque fois qu’un pas en avant est réalisé, deux en arrière sont effectués, livrant la capitale à la risée publique et l’ironie acide.
Il est de l’ordre de la logique que les hommes sont l’image de leur ville, comme la ville est à l’image de ses hommes ; les responsables, nos responsables locaux sont aussi l’image famélique d’une gestion chétive d’une grande ville qui fût il y a très longtemps la fameuse Régence ottomane, maîtresse de la Méditerranée et puissance métropole cosmopolite qui faisait la grandeur de la Sublime Porte.
I.M. Amine