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Suspension temporaire du P/APC de Sidi Lakhdar (Mostaganem)

Le président de l’APC de Sidi Lakhdar (est de la wilaya de Mostaganem) a été suspendu temporairement dimanche, a-t-on appris lundi du directeur de wilaya de la réglementation et des affaires générales (DRAG), Benahmed Daidj Mohamed.
La même source a indiqué à l’APS que cette suspension provisoire intervient sur décision du wali de Mostaganem Mohamed Abdennour Rabhi en application de l’article 43 de la loi 10-11 en date du 22 juin 2011 portant sur la commune. Le P/APC de Sidi Lakhdar est poursuivi par la justice dans plusieurs affaires dont celles liées aux détournements de deniers publics, à l’abus de pouvoir et à la délivrance illégale de documents administratifs (permis de construire).
Le maire suspendu est aussi poursuivi dans deux autres affaires pour lesquelles le juge d’instruction l’a placé sous contrôle judiciaire.
Le concerné a été informé de la décision du wali et toutes les mesures juridiques ont été prises pour son remplacement au niveau de l’APC de Sidi Lakhdar lundi soir, a-t-on fait savoir. Le DRAG a souligné que la décision de suspension s’étale jusqu’au verdict .

Près de la moitié des insectes essentiels aux écosystèmes en déclin rapide
Près de la moitié des espèces d’insectes, essentiels aux écosystèmes comme aux économies sont en déclin rapide dans le monde, alerte une étude qui met en garde contre un «effondrement catastrophique» des milieux naturels. «La conclusion est claire: à moins que nous ne changions nos façons de produire nos aliments, les insectes auront pris le chemin de l’extinction en quelques décennies», soulignent les auteurs de ce bilan synthèse de 73 études, qui pointe en particulier le rôle de l’agriculture intensive. Aujourd’hui, environ un tiers des espèces sont menacées d’extinction «et chaque année, environ 1% supplémentaire s’ajoute à la liste», ont calculé Francisco Sanchez-Bayo et Kris Wyckhuys, des universités de Sydney et du Queensland, cités par des médias. Ce qui équivaut, notent-ils, «au plus massif épisode d’extinction» depuis la disparition des dinosaures. «La proportion d’espèces d’insectes en déclin (41%) est deux fois plus élevée que celle des vertébrés et le rythme d’extinction des espèces locales (10%) huit fois plus,» soulignent-ils. Quand on parle de perte de biodiversité, le sort des grands animaux capte souvent l’attention. Or les insectes sont «d’une importance vitale pour les écosystèmes planétaires». «Un tel événement ne peut pas être ignoré et devrait pousser à agir pour éviter un effondrement qui serait catastrophique des écosystèmes naturels», insistent les scientifiques dans ces conclusions à paraître dans la revue Biological Conservation. A l’origine de la perte des insectes, les chercheurs australiens désignent le bouleversement de leur habitat et le recours aux pesticides de synthèse, au cœur de l’intensification de l’agriculture dans le monde ces soixante dernières années. L’étude se base notamment sur le cas de l’Europe et des États-Unis où l’on dispose de suivis les plus réguliers. «Mais vu que ces facteurs s’appliquent à tous les pays du monde, les insectes ne devraient pas s’en tirer différemment dans les pays tropicaux et en développement». A ces raisons s’ajoutent les agents pathogènes, les espèces invasives, et enfin le changement climatique mais surtout dans les régions tropicales.

Le ministre Yousfi rend visite à la famille du pompier décédé à Bouira
Le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, s’est rendu lundi au domicile de Mohamed Achour, pompier décédé à El-Hachimia (Bouira) alors qu’il accomplissait son devoir, pour présenter ses condoléances à la famille du défunt. Au terme de sa visite de travail dans la wilaya, le ministre qui était accompagné des membres de sa délégation et des autorités locales a présenté ses condoléances à tous les membres de la famille du défunt, avant de rendre un vibrant hommage à ce dernier pour son courage et son sacrifice pour servir l’Algérie.
Le pompier Mohamed Achour a trouvé la mort après avoir été emporté par les eaux pluviales à la cité des 250 logements de la ville de Bouira alors qu’il accomplissait son devoir en compagnie de ses collègues. Son corps sans vie avait été retrouvé et repêché dimanche matin par les équipes de recherches de la Protection civile après 18 jours d’intenses recherches. Le défunt avait été inhumé dimanche après la prière d’El-Asr au cimetière de M’zara, dans la localité de Cheraga relevant de la commune d’El-Hachimia (Sud de Bouira).

2 600 opérations chirurgicales reportées suite à une grève des infirmiers au Portugal
Plus de 2 600 opérations chirurgicales ont été reportées au cours de la première semaine de grève des infirmiers portugais, qui réclament des hausses de salaire, a annoncé lundi soir le gouvernement socialiste. Du 31 janvier au 8 février, 2.657 opérations n’ont pas été réalisées, soit une moyenne de 56% des interventions prévues dans les dix hôpitaux publics concernés par cette grève dite «chirurgicale», a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué, sans préciser le taux de participation du mouvement. Afin de garantir le respect de l’obligation de service minimum, le gouvernement socialiste avait décrété jeudi la réquisition de grévistes.
«En démocratie, le service minimum est le contrepoids du droit à la grève», a souligné lundi la ministre de la Santé, Marta Temido. Les deux syndicats minoritaires qui soutiennent ce mouvement social, censé durer jusqu’à la fin du mois, démentent que le service minimum n’ait pas été assuré et ont saisi les tribunaux pour s’opposer à la réquisition gouvernementale. Les infirmiers réclament des hausses de salaires, une meilleure rémunération des heures supplémentaires et le dégel des promotions bloquées par la cure d’austérité imposée pendant la crise financière.
La paralysie des blocs opératoires par une minorité d’infirmiers sur les 42 000 que compte le service national de santé a été taxée de «sauvage» et «illégale» par le Premier ministre socialiste Antonio Costa. Une première grève de ce type avait provoqué l’annulation ou le report de près de 8.000 opérations au cours des cinq dernières semaines de l’année 2018.

Chiffre du jour : 43

Quarante-trois Mexicains réduits à l’état d’«esclaves des temps modernes» au Canada, où ils étaient forcés à travailler presque gratuitement dans des hôtels, ont retrouvé leur liberté, a annoncé lundi la police de l’Ontario. Les travailleurs, des hommes pour la plupart, avaient été attirés au Canada par des trafiquants qui, moyennant le versement d’une forte somme d’argent, leur promettaient qu’ils pourraient soit y étudier, soit y obtenir des visas de travail et à terme un statut de résidents permanents. Mais une fois sur place, ils étaient logés dans des «conditions sordides» dans des villes du centre et de l’est de la province de l’Ontario, et forcés de travailler comme hommes ou femmes de ménage dans des hôtels de la région, a expliqué la police lors d’une conférence de presse. Les deux responsables d’une société de nettoyage de la région de Barrie (Ontario), qui travaillaient avec des établissements hôteliers de la région, sont dans le collimateur des enquêteurs, même s’ils n’ont pas été arrêtés. La police recherche d’autres suspects et des inculpations pourraient être annoncées dans les prochains jours. «Le trafic d’êtres humains est une forme moderne d’esclavage», a expliqué à la presse le commissaire-adjoint Rick Barnum. «L’exploitation est au coeur de ce délit».