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RACHID LERARI, PROFESSEUR EN DROIT CONSTITUTIONNEL : « La participation aux législatives peut dépasser 50% »

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Le professeur de droit constitutionnel, Rachid Lerari, a affiché son optimisme quant à l’augmentation du taux de participation aux élections législatives, s’attendant à ce que ce « taux dépasserait les 50 %, sur la base – comme il l’a expliqué – de chiffres objectifs et de données telles que le nombre de listes (2288) et le nombre de formulaires acceptées estimés à environ sept millions ».

Lors de son passage à l’émission ‘L’invité de la matinale’ sur la Chaîne Une de la Radio nationale, l’expert a reconnu, toutefois, la difficulté du choix. Il a estimé que l’électeur a pris connaissance pendant les jours de la campagne électorale d’une variété de listes composées de personnes ayant des qualifications scientifiques et remplissant les conditions légales mais il se trouve face à une situation difficile au moment de choisir. « C’est là une grande responsabilité car la nature de la composante humaine du Parlement auquel aboutiront ces élections dépendra de la volonté des électeurs, qui doivent assumer leur responsabilité d’aller voter massivement le jour du scrutin », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, revenant sur le comportement à adopter par l’ensemble des candidats durant ces trois jours, Rachid Lerari a affirmé que ce que l’on appelle le « silence électoral » dans les médias interdit à quiconque de mener toute activité pouvant constituer de la propagande électorale par quelque moyen que ce soit, y compris les réseaux sociaux et les sondages d’opinion. Celui qui serait « responsable d’activités visant à faire de la promotion ou influencer le corps électoral ferait l’objet de poursuites judiciaires », a-t-il dit. Selon lui, l’objectif d’instaurer ce silence électoral témoigne de la volonté du législateur de donner à l’électeur le temps nécessaire pour procéder à une évaluation des différents programmes des candidats, afin qu’il puisse faire son choix loin de tout type d’influence.

Un discours standard
Il faut dire que de l’avis des citoyens s’exprimant notamment sur les réseaux sociaux, ainsi que des spécialistes, les discours des candidats n’ont pas capté l’attention de l’électorat encore moins du bien fondé de leurs programmes. Pire encore, pour pallier leur manque d’imagination, certains prétendants à la députation ont surfé sur les fibres religieuses et des constantes nationales, voire sur la vague populiste, par leurs sorties insolites et débordant du cadre du politiquement correcte.
À ce titre, quelques thématiques ont été partagées et répétées par aussi bien les représentants des partis que par les indépendants. Appel à une forte participation à ce scrutin pour le parachèvement de l’édification des institutions de l’État et de l’Algérie nouvelle.
Ceci n’est autre qu’un slogan utilisé par le président Abdelmadjid Tebboune lors de sa campagne pour la présidentielle. Renforcement du front interne pour la stabilité du pays et la relance du développement économique. Lutte contre la corruption et les ramifications de la Îssaba.
Dans ce contexte, le professeur de droit constitutionnel, Rachid Lerari, relève que le discours adopté pendant la campagne n’a atteint un « degré acceptable que chez une minorité des candidats. Cependant celui de la majorité restait cantonné aux problèmes locaux, en se basant sur une série de promesses aux citoyens sans autres sujets ». Il est donc « plus adapté aux élections locales plutôt qu’à celle du Parlement », a-t-il conclu.
Lyes Ayoub

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