Quand le cœur cesse de battre…

50 000 morts sont recensés chaque année en Algérie suite à un arrêt cardiaque, à raison de un mort toutes les dix minutes. Un chiffre effarant, mais qui en dit long sur la précarité de la vie. Car si ce n’est pas l’arrêt brusque du cœur qui cesse subitement de battre, c’est un autre virus, une autre maladie, une autre complication. Tous les chemins, serions-nous tentés de dire, mènent à la mort.
Pour le moment, on est en vie mais on oublie la mort, qui est toute proche, à côté, presque adjacente à nous, qui nous effleure chaque seconde, qui nous touche presque du doigt. Vue comme la calamité finale de la vie, la mort n’en demeure pas moins une chose tout à fait magnifique. Que serait la vie sans la mort ? Une aberration, une absurdité, un sentier sans issue.
La mort permet la vie, permet de se régénérer, permet aux injustices de continuer et aux tyrans de tyranniser encore plus. Rabougris par l’âge, recroquevillés sur eux-mêmes par la maladie, paralysés par le temps, ces mêmes tyrans quittent la vie aussi faibles et impuissants que leurs victimes d’hier.
I.M. Amine