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Point de son excellence, Mehmet Poroy, sur les échanges économiques et commerciaux entre l’Algérie et la Turquie : «Le climat des affaires en Algérie est favorable»

Instaurée en 2009, la règle dite du 51/49 régissant les investissements étrangers en Algérie ne constitue pas un obstacle pour les entreprises turques. C’est ce qui a été affirmé, hier, par l’ambassadeur de la Turquie en Algérie, Mehmet Poroy, à l’occasion d’une visite faite au Courrier d’Algérie, ponctuée par un entretien exclusif avec lequel son excellence nous a honorés.
Pour le représentant diplomatique, les investisseurs turcs ont une grande confiance en l’Algérie et ses institutions. «Les investissements turcs sont dans de nombreux domaines de l’industrie dont la sidérurgie, le textile, la construction, les infrastructures, la sous-traitance, l’industrie pharmaceutique et autres», a fait savoir l’ambassadeur, qui a noté l’intérêt des sociétés turques qui «sont encouragées à venir investir davantage dans le pays».
Dans le détail, Mehmet Poroy a cité le plus grand investissement turc en Algérie qui se trouve dans le secteur de la sidérurgie (usine Tosyali à Oran) qui a mobilisé un montant de 2,5 milliards de dollars. « C’est un investissement avec un capital 100% turc, mis en place avant l’instauration de cette règle », a expliqué l’ambassadeur. Pour ce qui est du secteur du textile, il a fait savoir que l’usine «Tayal» à Relizane, a été réalisée pour un montant de 800 millions de dollars, dans le cadre d’un partenariat conclu sous la règle 49/51. De surcroît, Mehmet Poroy a rappelé que le troisième plus grand investissement turc est l’usine «Hayat», implantée dans la wilaya de Blida, qui s’est lancée dans la production des produits d’hygiène et de détergents. L’usine en question est le fruit d’un investissement 100% turc, d’une valeur de 60 millions de dollars, a-t-il encore rappelé, en indiquant que celle-ci a été, elle aussi, lancée avant l’instauration de la fameuse règle régissant l’investissement étranger en Algérie.
Pour ce qui est du domaine pharmaceutique, l’hôte de notre journal a cité l’usine «Abdi Ibrahim», dont le projet est conclu en partenariat avec une société privée algérienne, dans le cadre de la règle 49/51. Globalement, les investissements turcs en Algérie sont estimés à plus de 3,5 milliards de dollars, ce qui prouve que «le climat des affaires en Algérie est favorable ». C’est d’ailleurs, le premier argument avancé par l’ambassadeur pour pousser les hommes d’affaires turcs à s’intéresser à notre pays. Selon lui, les investissements diversifiés prouvent que les hommes d’affaires turcs ont confiance en l’économie algérienne et les institutions algériennes. « Il y a des investissements réalisés, d’après la loi 49/51, avec des sociétés étatiques ou privées, tandis que d’autres sont de capital turc », a-t-il rajouté, en précisant que la Turquie encourage les petites et moyennes entreprises (PME) à explorer le marché algérien. Il a, en sus, rappelé que son pays est le septième partenaire économique de l’Algérie, considérant, néanmoins, que ces échanges commerciaux sont appelés à s’accroître au cours des prochaines années.
Lamia Boufassa