Après la grève du CNAPESTE : Le CLA fait sa démonstration de force

Le mouvement de contestation organisé lundi par le Conseil national des professionnels du secteur ternaire de l’éducation à Alger, a été suivi, hier, par une journée de grève générale initiée par le Conseil des lycées d’Algérie. Selon le secrétaire général du CLA, 100% des adhérents du syndicat ont répondu à l’appel au débrayage, soulignant que 18 900 enseignants des trois paliers n’ont pas rejoint leurs postes.
Idir Achour a fait savoir également que prés de 400 000 élèves n’ont pas eu cours pendant les deux premières heures de la matinée, ce qui signifie la réussite de cette action qui risque de se radicaliser, prévient-il.
En effet, notre interlocuteur a affirmé que l’objectif de cette journée de contestation étant d’avoir des réponses favorables quant aux revendications soulevées. Seulement, si la tutelle persiste à faire la sourde oreille, il n’est pas exclu d’aller vers la radicalition du mouvement. Il s’agit, d’après lui, d’opter dans ce cas là pour des grèves de longue durée.
Idir Achour a indiqué, d’autre part, que le plus grand taux de participation au mouvement de grève, organisé hier, a été observé dans les wilayas d’Alger, El Bayadh, Ghardaïa, Béjaïa, Oran, Annaba, Oum el-Bouaghi et Khanchela. Cette action a été également accompagnée, a-t-il souligné, par des sit-in et des rassemblements à Mascara et à Ghardaïa. Il convient de rappeler que le mouvement du CLA intervient pour exprimer le rejet du syndicat quant à la négligence des recommandations de la commission du dossier du statut particulier qui a dévalorisé le corps des enseignants, et pour appeler, également, au gel de la commission des œuvres sociales et l’organisation d’un referendum sur le mode de gestion. Dans un précédant communiqué, le Conseil des lycées d’Algérie avait déclaré avoir constaté une dégradation des conditions de travail dans plusieurs établissements scolaires ainsi que la situation socioprofessionnelle des travailleurs du secteur de l’Éducation. Le Conseil nation des lycées d’Algérie avait dénoncé, dans le même document, le refus de la tutelle, au niveau central et local, de la signature des PV de rencontres avec les syndicats, tout en affirmant son rejet des décisions prises par le ministère de l’Éducation concernant la fermeture du dossier du statut particulier et la prolongation du mandat de la commission des œuvres sociales.
Ania Nait Chalal