Mauvais signes

Le sujet peut paraître curieux, mais il mérite qu’on y fasse une halte. Il s’agit de la disparition progressive des hirondelles de nos fenêtres. Il n’y a pas encore longtemps, ces oiseaux migrateurs nous annonçaient le début de chaque printemps. Maintenant ils se font de plus en plus rares et, absents du paysage du printemps, dont elles sont les annonciatrices, la saison n’a pas le même éclat que naguère, un peu comme si l’arc-en-ciel perdait une de ses couleurs.
Pourtant, ces oiseaux nous aiment bien, et c’est pour ça qu’ils viennent vivre auprès de nous, parcourant plus de 1 000 km d’Europe pour venir en Algérie, à Alger, Oran, Blida, Tipasa ou Ténès, pour y séjourner, avant le retour vers la berge nord de la Méditerranée.
Signes de Dieu sur la terre, comme beaucoup d’autres bêtes, les hirondelles savent où aller et où ne pas aller, et leur rarification de nos espaces est un bien mauvais signe…
F. O.