Abdallah Benaïssa

MARCHANDAGE PRÉSUMÉ DE MATCHS EN LIGUE 1 : Les scabreuses révélations du président de l’US Biskra

L’affaire de l’enregistrement sonore impliquant le boss de l’ES Setif, Fahd Halfaya, et qui concerne des soupçons d’arrangement de matchs en Ligue 1 professionnelle, n’est pas près de dévoiler tous ses secrets.

Ainsi, avec les révélations pour le moins édifiantes faites, hier, par le président de l’US Biskra, Abdallah Benaïssa, l’on se rapproche peu à peu de conclure sur une affaire de corruption. Encore une, comme sont nombreuses celles qui ont et qui continuent de salir le football algérien.
Ainsi, auditionné à son tour, hier, par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), le boss de l’USB a révélé qu’il avait été contacté par une personne pour arranger le match perdu à domicile face à l’ES Sétif (0-2), dans le cadre de la 21e journée du championnat de Ligue 1 de football.
« Effectivement, reconnait-il, j’ai été contacté par une personne, dont je préfère taire le nom, pour arranger le match face à l’ESS. L’affaire se trouve actuellement entre les mains de la justice, mais je peux vous assurer que le match n’a pas été arrangé. L’USB est un club propre qui ne marche pas dans la combine, d’autant plus que nous jouons pour le maintien », a déclaré Benaïssa à la presse au sortir de la séance d’audition de la LFP.
À rappeler que la décision de convoquer Abdallah Benaïssa ainsi que le président du CA Bordj Bou-Arréridj, Anis Benhamadi, a été prise par la commission de discipline après l’audition, jeudi dernier, du manager de joueurs Nassim Saâdaoui. Ce dernier a plaidé son innocence dans l’affaire de marchandage présumé de matchs qui l’aurait impliqué, via un enregistrement sonore, avec le directeur général de l’ES Sétif, Fahd Halfaya, tout en insistant que le sonore en question « n’est pas un faux », contrairement aux propos du dirigeant sétifien, lequel insiste sur le fait qu’il s’agit d’un « montage ».
« Ce jour-là, l’ensemble des joueurs avaient pris part à cette rencontre, à l’exception de Lakhdari, qui souffrait d’une blessure, c’est un enfant du club que je ne soupçonne nullement. Concernant l’enregistrement sonore, j’ai été auditionné en tant que témoin, c’est la justice qui tranchera. Celui qui a fauté doit payer », a-t-il ajouté.
De son côté, le président du CABBA a plaidé son innocence, affirmant qu’il n’avait « aucune relation ni de près ni de loin avec l’enregistrement sonore ».
« Je suis venu pour défendre mon club en tant que témoin. Nous n’avons aucune relation avec cet entregisement sonore. L’affaire se trouve au niveau de la justice, nous avons confiance en elle. Je connais Fahd Halfaya qui, grâce à lui, avons fait signer la saison dernière des joueurs qu’il nous a proposés, mais je peux assurer que ces accusations sont infondées ».
Cette affaire a fait réagir le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) qui a déposé une plainte contre X devant la justice, alors que la Fédération algérienne de football (FAF) a indiqué dans un communiqué qu’elle s’était saisie du dossier, tout en dénonçant avec vigueur ces « pratiques condamnables ».
R. S.