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L’ENTITÉ SIONISTE CHERCHE À LES FAIRE TAIRE : Les témoins gênants des agressions sexuelles contre les détenus palestiniens

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L’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’Homme a exprimé sa profonde inquiétude face à ce qu’il qualifie de «campagne officielle israélienne organisée» visant à discréditer les accusations de violences sexuelles et de torture commises contre des détenus palestiniens dans les centres de détention israéliens.
L’organisation affirme que cette campagne a atteint son paroxysme après la publication par le quotidien américain The New York Times d’un article signé par le journaliste Nicholas Kristof, intitulé « Le silence face au viol des Palestiniens ». Le reportage rapporte les témoignages de 14 hommes et femmes affirmant avoir subi des viols, des violences sexuelles et des actes de torture dans des centres de détention sionistes. Selon l’Euro-Med Monitor, la réaction du gouvernement israélien, notamment du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar, ne s’est pas orientée vers l’ouverture d’une enquête indépendante et transparente. L’organisation déplore au contraire une offensive visant les journalistes, les médias et les organisations de défense des droits humains ayant documenté ces abus. L’Observatoire souligne que les accusations relayées par le quotidien américain ne reposent pas uniquement sur ses propres enquêtes ou sur le travail du journaliste, mais s’inscrivent dans « un vaste processus de documentation cumulative » impliquant plusieurs institutions internationales et organisations indépendantes. Parmi les organismes cités figurent le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, des rapporteurs spéciaux de l’ONU, la Commission d’enquête internationale indépendante sur les territoires palestiniens occupés, ainsi que Amnesty International, Human Rights Watch, l’organisation israélienne B’Tselem ou encore l’association Physicians for Human Rights Israel.

Des accusations de violences systématiques
L’Euro-Med Monitor affirme que les rapports évoquent des pratiques récurrentes incluant le viol avec objets, les agressions sexuelles, les menaces de viol, les fouilles à nu humiliantes, les violences contre les parties génitales ainsi que des actes de déshumanisation dans les centres de détention sioniste. L’organisation estime que la multiplication de témoignages concordants provenant de sources internationales, israéliennes et palestiniennes indépendantes constitue un « indicateur sérieux d’une politique systématique » et non des cas isolés. Elle rappelle également que plusieurs organisations sionistes ont publié des rapports détaillés sur les conditions de détention des Palestiniens. L’ONG B’Tselem avait notamment publié des rapports intitulés « Bienvenue en enfer » en août 2024 puis « Un enfer vivant » en janvier 2026, documentant des cas présumés de torture, de violences sexuelles et d’abus physiques dans les prisons israéliennes.

Appel à une enquête internationale
L’Observatoire critique fortement le refus présumé d’Israël d’autoriser l’accès indépendant aux centres de détention pour les experts médico-légaux, les enquêteurs internationaux, les journalistes et le Comité international de la Croix-Rouge. Selon l’organisation, l’absence d’accès aux dossiers médicaux, aux enregistrements de vidéosurveillance et aux registres de détention empêche toute vérification indépendante et nourrit les soupçons d’impunité. L’Euro-Med Monitor demande au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, à l’ONU, à la Commission d’enquête internationale indépendante et à la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête urgente sur les allégations de torture et de violences sexuelles dans les prisons sionistes. L’organisation appelle également à permettre un accès sans restriction aux lieux de détention, à protéger les victimes et témoins, et à garantir la conservation des preuves. Le communiqué évoque aussi l’affaire du centre de détention de Sde Teiman, présentée comme révélatrice d’un climat d’impunité.
Selon l’Observatoire, des accusations de viol et de torture sexuelle contre un détenu palestinien auraient suscité davantage de mobilisation politique en faveur des soldats soupçonnés que de demandes d’enquête approfondie. L’Euro-Med Monitor estime que cette affaire illustre une volonté de protéger les auteurs présumés plutôt que de rechercher la vérité.
L’organisation affirme enfin qu’elle poursuivra son travail de documentation malgré « les campagnes de diffamation et d’intimidation ». Elle accuse les autorités israéliennes de chercher à transformer la dénonciation des abus en cible politique et médiatique. L’Observatoire appelle la communauté internationale à ne pas considérer cette affaire comme un simple différend médiatique, mais comme une tentative d’entraver les mécanismes internationaux de reddition de comptes et de dissuader les victimes, les témoins et les organisations indépendantes de poursuivre leurs investigations.
M. Seghilani

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