Le président français Emmanuel Macron a reçu hier, le Premier ministre libanais Nawaf Salam, dans un contexte de cessez-le-feu fragile en raison des violations incessantes de l’occupant sioniste, lors du premier cessez-le-feu, au Liban, jusqu’au second imposé par la trêve de la guerre américano-sioniste contre l’Iran, devant englober tous les fronts, comme l’a annoncé le médiateur pakistanais, dans les pourparlers entre Washington et Téhéran.
Un contexte marqué aussi par les tensions persistantes dans le sud du pays, en raison de l’occupation israélienne de territoires libanais dans le sillage de ses visées expansionnistes et de faire taire la résistance des Libanais contre la politique sioniste visant leur pays . Officiellement, la rencontre entre Macro et le responsable libanais vise à réaffirmer « le soutien de la France à la souveraineté libanaise, à l’intégrité territoriale du pays », posture à ce jour confiner dans les déclarations de hauts responsables français, dont le président Macron sans acculer l’occupant israélien pour l’amener à cesser ses violations contre le Liban et procéder aux retrait de ses soldats sionistes des territoires du pays de Cèdre. Il sera aussi question de l’éternel retrait des armes de la résistance libanaise contre l’occupant israélien, avec une insistance sur le seul rôle de l’Etat à la détention des armes, sans pour autant, depuis des décennies aider voire permettre à l’institution militaire libanaise de se doter des armes à l’instar des autres pays souverains. Une restriction qui profite à l’entité sioniste, devant, selon sa doctrine et la posture de soutien de ses alliés occidentaux à être le seul maitre militaire , non seulement par rapport au Liban mais aussi toute la région. L’’aide humanitaire et les réformes économiques nécessaires à la reconstruction de ce que les bombardements de l’armée sioniste tout azimut ont causé, à travers le pays, ciblant des habitations, des écoles, des hôpitaux et des centres de santé, des ponts, des édifices administratifs, des mosquées et des églises, ect, au moment où les agressions sionistes se poursuivent.
Par cette séquence diplomatique de Paris, ce rendez-vous dévoile fort est de le constater, une toute autre réalité plus inconfortable pour la diplomatie française, celle de ne pas être au premier rang des acteurs étrangers sur la scène libanaise, au profit depuis notamment la venue de Trump à la Maison Blanche, du rôle des Etats-Unis. Longtemps acteur central du dossier libanais, la France apparaît désormais « reléguée au second plan » comme le souligne des observateurs. Écartée des négociations à Washington israélo-libanaises, à l’initiative des Etats-Unis, dans le cadre politique d’Abrahams de normalisation, alors que cette dernière a montré ses limites, notamment depuis le déluge d’El Aqsa, de la résistance palestinienne, 7 octobre 2023.
Pour des observateurs, cette séquence diplomatique vise à maintenir « une présence politique sans véritable levier d’influence ». Dans ce contexte, la visite de Nawaf Salam prend des allures « de geste symbolique davantage que d’étape décisive » rapportent des médias étrangers, commentant la visite du responsable libanais en France. Paris insiste sur la nécessité de respecter le cessez-le-feu et de soutenir l’armée libanaise, maintenant la même cadence et les termes même après la mort récente d’un Casque bleu français au sud Liban et ces prises de position peinent à masquer l’absence de rôle structurant dans les discussions en cours, dominées par les États-Unis et leurs alliés et Paris semble désormais contrainte de plus à accompagner un processus que de le piloter. il est à noter que le responsable libanais de Nawaf Salam est aussi attendu à Luxembourg, en réponse à l’invitation de la chargée des affaires étrangères de l’Union européenne, Kaja Kallas, illustre d’ailleurs le recentrage du dossier au niveau européen, lequel espace est secoué par des divergences non des moindres entre les leaders sur d’autres dossiers, dont la suspension des accords entre UE et l’occupant sioniste, portée par Madrid et Rome et le dossier de la régulation des migrants irréguliers.
R. I.












































