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L’extrémisme et le Salafisme en Algérie : « Le dialogue comme moyen pour faire reculer l’extrémisme »

L’ancien ministre d’État algérien et ex-président du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), Aboudjerra Soltani, a affirmé, hier, lors de son passage au Forum du «Courrier D’Algérie» que l’arabisation et l’amazighité font partie de notre souveraineté, tout en rappelant, également l’importance du rôle des langues et leurs approches communicationnelles dans le développement d’une nation . Avant de souligner, en particulier qu’ : «Un peuple qui parle une seule langue…n’avancera jamais, il reculera à l’avenir», a-t-il avoué dans ce sens.
Soltani avait ajouté, en revanche que l’apprentissage des langues étrangères présente de multiples avantages. Le conférencier a, d’autre part révélé, au cours de cette rencontre que l’usage de l’arabe ne vise pas à exclure l’usage d’autres langues. Tout en réaffirmant ses propos, dans ce contexte que : «Parler une langue n’est pas, forcément exclure une autre». L’ancien ministre d’Etat algérien, Aboudjerra Soltani déplore, néanmoins la question linguistique en Algérie : «Nous avons un ensemble de langues … mais, malheureusement, nous n’arrivons pas à parler une langue correctement comme il faut …. Et nous devrons, obligatoirement procéder à une bonne maîtrise des langues», dira t-il encore.
L’interlocuteur a, par ailleurs estimé nécessaire d’avoir un lien entre les individus pour pouvoir développer notre dialogue et exprimer, clairement nos idées. Évoquant la question de l’extrémisme en Algérie, l’invité du Forum a mis, par ailleurs l’accent sur l’importance cruciale du dialogue comme moyen de renforcer la lutte contre ce phénomène .Tout en évoquant, également la nécessité de faire appel à des formes de conversations même pour faire reculer cette problématique : «De même, nous refusons l’extrémisme en Algérie», a-t-il martelé, devant l’assistance. Ajoutant à cela, Soltani a évoqué le courant «salafiste» et les «salafistes» en Algérie, soulignant, toutefois la nécessité de maintenir ce dialogue pour la lutte contre ce courant : «je dirais, aussi pour ces gens qui se tournent vers le salafisme ….. je respecte leurs choix et leurs points de vue … mais par contre je ne laisse personne m’obliger d’être un salafiste», a-t-il tenu à réaffirmer encore. Au cours des débats, cette même source mettra en évidence, dans ce contexte le rôle du «Mufti» de la République pour lutter contre ces fléaux qui constituent un danger certain pour notre société.
S’agissant des élections présidentielles de 2019, le conférencier a estimé, en fin de ce débat que ces dernières constitueront un moment fort pour l’Algérie où tous les Algériens peuvent choisir librement leur Président.
Mehdi Isikioune