À peine élu à la tête du Parlement panafricain, le Dr Fateh Boutbig a engagé la nouvelle phase institutionnelle de l’instance continentale. Le septième Bureau du Parlement a tenu sa première séance de travail, marquant ainsi le début opérationnel du nouveau mandat et la mise en route de la gouvernance parlementaire africaine.
La première réunion du septième Bureau du Parlement panafricain s’est déroulée vendredi au siège de l’institution à Midrand, sous la présidence du Dr Fateh Boutbig. Cette rencontre inaugurale intervient au lendemain de son élection à la tête de l’organe législatif de l’Union africaine, ouvrant une nouvelle étape dans le fonctionnement politique et administratif du Parlement continental. L’ordre du jour a été consacré à une présentation générale des attributions et responsabilités du Bureau. Les membres ont examiné les missions qui leur incombent, notamment la supervision du fonctionnement institutionnel du Parlement panafricain et la coordination des différentes structures parlementaires appelées à entrer en activité dans les prochaines semaines.
Les discussions ont également porté sur les préparatifs des élections des bureaux des autres structures du Parlement. Il s’agit en particulier des commissions permanentes et des groupes régionaux, considérés comme des organes essentiels dans l’élaboration des propositions politiques et dans le suivi des dossiers continentaux stratégiques.
Le Bureau constitue l’organe suprême de gouvernance et d’administration du Parlement panafricain. Il est composé d’un président et de quatre vice-présidents représentant les cinq régions géographiques du continent africain, garantissant ainsi un équilibre régional dans la conduite des affaires parlementaires africaines.
Une instance clé
Au-delà de son rôle protocolaire, le Bureau assume des responsabilités centrales dans la gestion quotidienne de l’institution. Il supervise l’administration générale du Parlement, veille à la gestion de ses infrastructures et s’assure du bon fonctionnement des différentes structures parlementaires conformément aux règles financières et organisationnelles adoptées par l’Union africaine.
Cette première réunion a permis d’établir les priorités immédiates du nouveau mandat, notamment la consolidation des mécanismes internes de gouvernance, le renforcement de la coordination entre les régions africaines et l’organisation des prochaines échéances électorales internes.
Les membres du Bureau ont insisté sur la nécessité d’assurer la continuité institutionnelle et d’accélérer la mise en place des commissions spécialisées, appelées à jouer un rôle déterminant dans l’élaboration des recommandations politiques adressées aux chefs d’État et de Gouvernement de l’Union africaine.
Dans ce contexte, l’installation effective du Bureau marque le passage d’une phase électorale à une phase opérationnelle. Le Parlement panafricain entre ainsi dans une dynamique de travail visant à renforcer son rôle consultatif et politique dans la promotion de l’intégration africaine et du dialogue institutionnel continental.
Avec la mise en place de son Bureau et le lancement de ses structures internes, le Parlement panafricain entame, désormais, le véritable chantier de son mandat : transformer les équilibres politiques issus des urnes en actions concrètes au service de l’intégration africaine.
Mohamed Amine Toumiat











































