Le plus grand péril…

Un des grands périls qui menacent le pays est certainement la perte de la valeur civilisationnelle du travail. La jeunesse urbaine ne croît qu’aux affaires, reprenant le flambeau, en plus hard, à une ascendance qui a ouvert la voie sur le monde des affaires.
Avec la mise à la retraite des derniers «chibanis», issus de l’ancienne école, celle qui chantait « le travail : c’est la santé », nous sommes en train de dire adieu aux derniers bras travailleurs, des fourmis ouvrières et productrices, qui bâtissent, pierre après pierre, l’édifice et le bon ouvrage.
Il n’est pas inutile de rappeler que les deux seuls, et disons : derniers secteurs qui recrutent encore en cette période de récession, sont le Bâtiment et l’Agriculture. Or, les jeunes ne se bousculent ni aux portes de l’un ni aux portes de l’autre pour décrocher un job, les considérant comme des emplois subalternes, dévalorisants et péjoratifs.
On peut dès lors programmer, planifier, mettre en route des stratégies, mais cela ne servira à rien, tant que l’Algérien a renié la valeur du travail. Et un pays dont les citoyens ne croient plus au travail n’avancera pas de sitôt…
I. M. A.