Le «Petit Poucet» et « l’ogre »…

Par Hafidh A. Settar

Non, il ne s’agit pas là du conte merveilleux qui a bercé votre enfance.
Mais de Amar Ghoul – le bien nommé ?- sémillant ministre du Tourisme, après les Transports et les Travaux publics. Et président du TAJ, à ses heures perdues. Ceci, pour la précision !
Ghoul donc, s’en prend au DRS qui se conjugue, désormais, au passé simple en conjuguant, lui, au passé antérieur. Au temps des fleurs- et du beurre ?- où il était à la tête des Travaux publics et les vilaines éclaboussures qui ont pesé sur lui.
D’un revers de main, comme lorsque on essuie la bouche d’un trop-plein de boustifaille, notre Ghoul national s’en fait sortir blanc comme neige du scandale de l’époque en accablant un monceau noir du DRS qui voulait le salir.
On veut bien de cette innocence mais pas du tout de l’acte macabre de tirer sur l’ambulance.
Le cocasse dans l’affaire est que Amimar- Bon joueur de football au demeurant -s’énorgueillait à l’overdose de ces parties de foot avec le tout puissant chef des services. Jusqu’au zèle qu’on vous dit :
« - Mais monsieur le ministre, pourquoi vous clopinez aujourd’hui ?»
« - Ne m’en parlez pas, hier le général «m’a frappé» d’une de ces feintes !»
Désemparé, le Petit Poucet ne comprend pas que le Ghoul n’ait pas soufflé mot sur les crasses que les services lui jetaient sur le dos au grand chef des services et néanmoins coéquipier entre deux passes dans une partie de foot dans une équipe où le capitaine était un général.
M’enfin c’est qui le Petit Poucet ? Mais c’est nous, pardi !
H. A. S.