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LE CENTRE ROBERT F. KENNEDY : « Naâma Asfari doit être libéré immédiatement et sans condition »

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Le Centre Robert F. Kennedy (RFK) pour les droits de l’Homme a exhorté les autorités marocaines à libérer immédiatement et sans condition le défenseur des droits de l’Homme et prisonnier politique sahraoui, Naâma Asfari, devenu l’un des symboles de la lutte des détenus sahraouis dans les prisons de l’occupant marocain. Le Centre a exprimé sa vive inquiétude face à la dégradation continue de son état de santé.
Dans un communiqué, le Centre a indiqué que Naâma Asfari observe une grève de la faim illimitée depuis le 8 juin 2026, une action qui a entraîné une détérioration préoccupante de sa condition physique. L’organisation a appelé les autorités marocaines à répondre à ses revendications légitimes et à engager un dialogue constructif afin de mettre un terme à ce mouvement de protestation. Le RFK a également insisté sur l’urgence de garantir à Naâma Asfari un accès à des soins médicaux indépendants ainsi qu’à des contacts réguliers avec sa famille, alors que les inquiétudes concernant sa sécurité et son bien-être ne cessent de croître. Selon le Centre, le maintien en détention de Naâma Asfari dans les prisons de l’occupant marocain, en dépit des décisions rendues par les instances des Nations unies dans son affaire, constitue une « perpétuation de l’impunité ». L’organisation déplore que les autorités marocaines n’aient toujours pas appliqué les recommandations onusiennes et poursuivent, selon elle, le harcèlement à l’encontre d’Asfari et de sa famille. Le communiqué précise que le prisonnier politique sahraoui aurait perdu près de dix kilogrammes depuis le début de sa grève de la faim. Il souligne également que toute communication avec sa famille est interrompue depuis le 13 juillet, accentuant les préoccupations quant à son état de santé. Le Centre Robert F. Kennedy a enfin mis en garde contre les conséquences du maintien en détention de Naâma Asfari, malgré les décisions répétées des Nations unies et l’absence de réponse à ses revendications, estimant que cette situation met gravement sa vie en danger. Il a appelé les autorités marocaines à appliquer sans délai les recommandations des Nations unies et à respecter pleinement leurs obligations internationales en matière de droits humains.
M. S.

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