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La justesse d’une vision proactive

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Encore une fois, le temps a donné raison à l’Algérie dans la nouvelle orientation qu’elle a imprimée à sa politique étrangère qui, non seulement elle s’interdit toute obéissance aux désidératas des puissances étrangères et des forces du mal, mais elle se veut dynamique, proactive et économiquement pragmatique. Cette vision tournée vers l’avenir a été dictée par les mutations géopolitiques en cours et les nouveaux défis que doit relever l’Algérie dans son environnement immédiat, continental et international. Cela dit, les principes fondateurs de la diplomatie nationale restent en l’état. À savoir, le respect de la souveraineté et la défense du principe de non-ingérence, le soutien des peuples en droit à l’indépendance et à l’autodétermination, le non-alignement, le règlement politique et pacifique des conflits, la solidarité africaine et arabe, ainsi que le multilatéralisme pour régir les relations et la coopération internationales. Cette nouvelle vision de nos relations bilatérales et du traitement avec nos partenaires a été mise à l’épreuve dans beaucoup de situations. à commencer avec nos voisins directs. Le meilleur exemple reste le Maroc. Face à la multiplication des actes hostiles de la part d’un voisin belliqueux et malveillant à notre égard, l’Algérie a décidé de couper les ponts. Ce faisant, elle s’est débarrassée d’un comploteur qui n’hésite pas à soutenir l’action des organisations terroristes qui préparent des attentats criminels et des actes de subversion pour attenter à la sécurité et à la stabilité de l’Algérie. Même cinq ans après la rupture, ce proxy des puissances du mal continue ses manœuvres. Avec nos voisins du Sahel, lorsque l’Algérie a fait preuve de rudesse dans ses relations, des observateurs se sont empressés pour interpréter à tort cette fermeté comme un « renoncement » à la doxa de notre politique étrangère. Ces mêmes voix se sont encore trompées en pariant sur un isolement de l’Algérie lorsqu’elle était en mauvais termes avec beaucoup d’autres pays. Or, l’Algérie n’a fait que réagir, de façon plus ferme bien entendu, à des actes hostiles, comme lorsqu’un drone malien a été dirigé droit pour violer l’espace aérien national. La preuve de la justesse d’une vision d’avenir basée sur la défense des intérêts stratégiques, aujourd’hui, les chamailleries et les tensions avec nos voisins du Sahel sont derrière nous. En parallèle, notre diplomatie a multiplié ses partenariats dans son espace sahélien et méditerranéen. Au grand dam de pays notoirement hostiles qui croient que sans eux l’Algérie ne pourrait jamais s’en sortir. Quant au cas des Émirats arabes unis, là encore, l’Algérie ne s’est jamais trompée d’ennemi. Quand elle a décidé d’engager un bras de fer avec le micro-État du Golfe, Alger savait de quoi il retourne. De quoi cette puissance du mal était capable. Aujourd’hui, les EAU sont au cœur d’une tempête médiatique qui met à nu leurs jeux malsains et leurs coups bas dans beaucoup de pays qu’ils cherchent à déstabiliser.
Farid Guellil

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