De retour à Alger lundi soir après leur participation à la Coupe d’Afrique des nations féminine, les membres de la sélection nationale ont été accueillis par Walid Sadi, ministre des Sports et président de la Fédération algérienne de football (FAF). À cette occasion, le sélectionneur national Farid Benstiti a livré son analyse de la participation des Algériennes, mettant en avant les difficultés rencontrées, mais aussi la combativité affichée tout au long du tournoi.
Le technicien a qualifié cette édition de la CAN de « très éprouvante et difficile », soulignant notamment la complexité de la phase de groupes. Les Vertes ont été confrontées à des adversaires solides, caractérisés par un engagement physique important. Malgré ces conditions, l’équipe algérienne a su faire preuve de solidité et résister aux différentes difficultés. Benstiti a également insisté sur la détermination de ses joueuses à décrocher la troisième place dans une compétition marquée par de nombreux rebondissements. Selon lui, la sélection a connu des rencontres durant lesquelles elle a souffert, mais aussi d’autres où elle a réussi à imposer son style et à prendre le contrôle du jeu. Le principal regret du sélectionneur reste toutefois la demi-finale perdue face au Malawi. Pour Benstiti, la victoire était à la portée de son équipe, mais l’accumulation des efforts a lourdement pesé sur les cadres de la sélection. Ces dernières avaient disputé les précédentes rencontres sur des durées dépassant régulièrement les 90 minutes, entraînant une importante fatigue physique. Cette usure s’est notamment ressentie durant la première période, au cours de laquelle l’Algérie est apparue moins convaincante. Le même scénario s’est reproduit lors du match pour la troisième place face au pays hôte. Benstiti a néanmoins relevé la réaction de ses joueuses après la pause, estimant que leur rendement avait été nettement meilleur en seconde période.
Malgré les regrets et les difficultés, le sélectionneur national refuse de minimiser le parcours réalisé par son équipe. « Je ne serais pas honnête si je ne reconnaissais pas qu’il s’agit d’une participation réussie à la Coupe d’Afrique des nations », a-t-il affirmé, mettant ainsi en avant les progrès et la résistance de son groupe. À son retour à Alger, le sélectionneur retient donc une expérience riche en enseignements, marquée par la combativité, l’engagement et la capacité de la sélection féminine algérienne à rivaliser dans une compétition africaine particulièrement exigeante, et dont le trophée est revenu finalement au Cameroun.
Hakim S.










































