viande

La Fédération des Consommateurs fait le point sur la putréfaction de la viande : «Ne pas répéter le scénario des deux dernières années»

La Fédération algérienne des consommateurs (FAC), a invité hier dans un communiqué, toutes les parties concernées de prendre toutes les mesures nécessaires pour ne pas répéter le scénario des deux dernières années, qui a causé des pertes matérielles et morales importantes pour des milliers de familles algériennes. À cet effet, la FAC a jugé utile d’appeler les autorités vétérinaires ayant mené l’année dernière, des analyses de laboratoire sur l’affaire de la putréfaction de la viande ovine sacrifiée durant la fête religieuse de l’Aïd el Adha, pour rendre publics les résultats de ces analyses. Pour rappel cette affaire a fait polémique depuis 2016, sachant qu’elle se pose comme un problème de santé public. Car, la viande des cheptels atteints dégageait une odeur nauséabonde et dont la couleur avait viré au bleu dans les 24 heures suivant l’abattage du sacrifice. De surcroît, ce phénomène répétitif depuis donc déjà deux ans, plante un débat qui va certainement s’installer dans la durée, puisque nous sommes à quelques semaine de la célébration de cette fête religieuse. En revenant au communiqué dont nous détenons une copie, la FAC, a tenu d’abord à souligner que « suite aux nombreuses plaintes que nous avons reçu par le passé, au sujet de la putréfaction rapide de la viande des moutons sacrifiés, et en raison que notamment sommes proches de la célébration de l’Aïd el Adha 2018, nous appelons les autorités vétérinaires publiques représentées par le ministère de l’agriculture et du Développement rural, a rendre publics les résultats de l’enquête menée en 2017 par les soins, et aussi de communiquer les leçons tirées de l’évaluation de cette affaire». La FAC, présidée par Hariz Zaki, a appelé dans son communiqué, « les services de contrôle du ministère du secteur à coopérer avec les vétérinaires privés afin d’intensifier les opérations d’examen vétérinaire, et d’encadrer les éleveurs en veillant à stopper la vente libre des médicaments vétérinaires pouvant provoquer la propagation du phénomène de la putréfaction rapide de la viande sacrifiée durant l’Aïd el Kebir « . Cela avant d’ajouter que «les agents de contrôles devront veiller à garantir la conformité aux normes des aliments et des eaux destinés à l’alimentation des cheptels», lit ont dans le même communiqué.
Mohamed Amrouni