La censure et son double

Les contestations des anciens de l’armée ont fait tâche d’huile depuis une semaine ; pourtant, obéissant à un instinct d’autocensure, les évènements ont été mis sous le boisseau par la majorité de la presse papier, laissant le soin aux réseaux sociaux de mettre couche sur couche, pour dire tout et n’importe quoi sur un problème qui existe et qui mérite d’être solutionné.
Le clou de l’histoire c’est que l’APS, pourtant institution étatique, a pris les devants pour en parler, évoquant dans un article consistant l’existence du problème, faisant intervenir l’Association des anciens de l’ANP, qui ont proposé l’ouverture d’un canal de communication et de dialogue pour, dans un premier temps, atténuer les tensions, puis, dans un second temps, trouver les solutions idoines.
Qu’une institution étatique prenne les devants pour en parler réjouit et réconforte en même temps, parce que cela dénote d’une transition réussie, ou presque, de la part des institutions de presse étatiques.
F. O.