Journées théâtrales Mohamed Touri : le coup d’envoi a été donné mardi à Blida

Le coup d’envoi des journées théâtrales Mohamed Touri a été donné, mardi à Blida, à l’initiative de la direction de la culture de la wilaya, a-t-on constaté. La manifestation, qui se poursuivra jusqu’au 18 du mois courant, a été inaugurée par des aperçus sur la vie de l’artiste Mohamed Touri, le théâtre durant la Guerre de Libération nationale, et les origines du mouvement théâtral à Blida, présentés par les professeurs Nawal Ibrahim et Omar Rekabi. Les deux conférenciers se sont accordé sur le fait, que l’artiste Mohamed Touri, qui était un enfant de la ville des roses, réputé pour ses capacités d’interprétation théâtral et son sens de la comédie, « fut le pionner de la comédie sociale », au vu de ses différentes œuvres dans le théâtre, le cinéma, la comédie, et le chant. « Ses premiers écrits théâtraux étaient en arabe classique, mais il fut obligé de parler en arabe dialectal, en raison de la prolifération de l’analphabétisme, à l’époque », ont-ils souligné, expliquant par là le fait qu’il écrivait ses pièces dans un arabe dialectal de niveau, les divisant en actes et scènes, avec à chaque fois une intrigue, dont l’épilogue était un hymne à l’intérêt et aux valeurs sociales. « El Kilo », « Zaâbet , Maâbet, Negaz Lhit », « Debka et Dbek », et « Bouhedba », furent parmi ses comédies, à succès, les plus réputées de l’époque.

En dépit de sa mort précoce (45 ans), Mohamed Touri a légué une œuvre riche et prolifique, reflétant un grand don de soi (il était à la fois auteur, comédien et chanteur), ont ajouté les deux conférenciers.
Il a, également, interprété des rôles au cinéma, à l’instar du film « Maarouf El Iskafi » ( Maarouf le coordonner), une œuvre filmée au Maroc durant les années 40. Il fut arrêté en 1956 par les colons français pour ses positions nationalistes, avant d’être emprisonné et torturé à la prison de Serkadji. Il décéda le 30 avril 1959, suite à une longue maladie, alors qu’il ne dépassait pas les 45 ans.
Outre la commémoration du souvenir et de l’œuvre de Mohamed Touri, ces journées théâtrales visent à « l’encouragement des jeunes talents du 4eme art à Blida, d’autant plus qu’ils sont forts nombreux », a souligné, à l’occasion, le directeur de la culture Ahmed Abache. De nombreuses représentations théâtrales de différentes wilayas sont portées au programme de cette manifestation, dont « Bidoune Taachira » (sans visa) de la coopérative culturelle « Fan El Khachaba » de Sidi Bel-Abbès, « El Mouchaawid » ( le sorcier) de la coopérative « Boudour El Fan » de Tizi-Ouzou, « Leilat El Kabdh Ala Djouha (le jour de l’arrestation de Djouha) » de la coopérative de Médéa, et enfin en clôture la pièce « Ana Niya » de la coopérative du théâtre de Fouka( Tipasa).
Ces pièces seront abritées, quotidiennement, par le centre culturel Djilali-Bounaâma, à partir de 17h, a ajouté le même responsable, signalant l’organisation, en clôture de ces journées, d’une cérémonie en l’honneur de la famille de Mohamed Touri, « en hommage à ses œuvres artistiques toujours présentes dans la mémoire des algériens ».

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