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Il a pour objectifs une place en demi-finale de la CAN-2017 et une qualification pour le Mondial-2018 : adieu Gourcuff, bonjour Rajevac

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Fin d’un long suspense. Fin des spéculations et scoops en tout genre surtout. Comme on le pressentait, et c’est la seule information crédible qu’on détenait au moment où les dirigeants de la FAF entouraient la question du sceau du secret, même si ici et là, des noms étaient avancés sans trop de conviction, Mohamed Raouraoua s’est, comme il l’avait promis, finalement prononcé sur le nom du successeur du français Christian Gourcuff à la tête des Verts et ce, pratiquement dans les premières heures ayant suivi le tirage au sort du Mondial 2018 en Russie.

Le N°1 du football algérien, qui précisait que cette mission délicate imposait, notamment de ne pas céder à la précipitation en raison de la difficulté des échéances qui attendaient la sélection nationale, a tenu parole en rassurant l’opinion avec la nomination d’un technicien répondant dans une grande mesure au profil recherché, en l’occurrence un nom au fait des réalités du football africain, nonobstant évidemment sa carte de visite. Et on peut dire d’emblée (le nom semble faire l’unanimité et dans les médias et dans le large public) que l’instance en charge du jeu à onze national a eu le bon flair en jetant son dévolu sur un entraîneur dont le passage sur le continent n’a laissé personne indifférent. Le technicien serbe, Milovan Rajevac, qui sera (c’est maintenant officiel puisqu’il ne tardera pas à être présenté au public en plus de tenir, vraisemblablement au début de la seconde moitié du mois de juillet prochain, c’est-à-dire au lendemain des fêtes de l’Aïd El Fitr, une conférence de presse) le nouveau sélectionneur des Verts vient d’être chargé de tourner la page si mouvementée de Gourcuff et préparer au plus tôt les plans de bataille en vue des gros défis qui attendent les camarades de M’Bolhi qui, on le rappelle, n’ont pas été particulièrement gâtés par le sort qui met sur leur route un trio de feu constitué, excusez du peu, du Nigeria, du Cameroun et de la Zambie, dans leur quête légitime d’une 3e participation consécutive à la messe quadriennale du ballon universel prévu dans exactement deux ans. Un « groupe de la mort », disent les observateurs, et l’impérieuse nécessité de mettre tous les atouts de leur côté pour aborder au mieux les « dangers » nombreux auxquels ils devront faire face dès le début de l’automne prochaine avec l’entame d’une phase qualificative aux multiples inconnues comme le souligne la qualité de l’adversité et les réalités des terrains africains. «La FAF est à la recherche d’un coach expérimenté et qui a la particularité de bien connaître l’Afrique du football et les secrets des tournois majeurs sur le continent », criait à qui voulait l’entendre, Mohamed Raouraoua, et qui prendra tout son temps pour dénicher l’oiseau rare répondant au profil recherché. Et l’ancien entraîneur du célèbre club de la capitale Serbe, l’Etoile Rouge de Belgrade (qui s’est illustré du temps de l’ex-Yougoslavie en s’imposant parmi les gros bras de l’Europe du foot) Rajevac, pour bien des raisons et on espère ne pas nous tromper, entre parfaitement dans cette vision et répond aux critères pour l‘ensemble de son parcours, lui qui compte à son C.V quelques belles performances, dont une Coupe du Monde des U20 avec le Ghana (il pourrait aider à la refonte de nos petites catégories en butte à des problèmes immenses de représentativité comme le confirme cette toute fraîche défaite essuyé à Alger même par nos U17 devant leurs homologues Libyens), une finale de la CAN un palier plus haut (les séniors des « Black Stars ») en 2010 ainsi qu’un quart-de-finale (un stade jamais atteint par une sélection africaine, et donc un exploit qui a fait date) en Coupe du Monde la même année (2010) en Afrique du Sud avec la même composante, la planète football se montrant déçue pour une sélection qui aurait pu aspirer à largement mieux, elle qui n’était qu’à quelques petites encablures d’une demie finale mémorable, un certain Suarez, se trouvant au bon endroit et au bon moment pour en décider autrement et sauver son équipe (l’Uruguay, qui n’y croyait plus) d’une sensationnelle élimination en se sacrifiant avec une faute sanctionnée d’un carton rouge et d’un penalty malheureusement raté par le non moins malheureux Asamoah Gian. La suite, tout le monde la connaît : le Ghana, après avoir séduit, sortira de la compétition après une terrible épreuve de tirs aux buts. Rajevac, qu’on imagine vivre encore avec le fantôme de la main de celui qui fait aujourd’hui les beaux jours de Barcelone à la tête de son attaque, a l’opportunité, en acceptant le challenge proposé par la FAF, de prendre une revanche sur le sort en faisant coup double : faire mieux que l’objectif assigné (le carré d’as, largement à la portée des Verts, soit dit en passant) en CAN 2017 en visant carrément le titre suprême, et réussir à sortir indemne de cette poule « B » si problématique où figurent trois des plus illustres noms du football continental et se projeter sur le Mondial russe avec l’ambition d’aller le plus loin possible, en imitant les « Blacks Stars » de 2010 et rêver plus grand. Mieux que ce second tour brésilien où les Slimani et consorts ont fait trembler les futurs champions du monde allemands. Milovan Rajevac. Qui devrait dire (dès son premier test officiel, le retour aux choses sérieuses au mois de septembre prochain avec le déroulement de la dernière journée des éliminatoires de l’édition gabonaise du rendez-vous inter-nations en janvier –février 2017, et la réception de la simple formalité qu’est le Lesotho) énormément aux fans algériens même si beaucoup pourraient se montrer déçus de voir Raouraoua ne pas sortir de ses manches secrètes un nom ronflant. Le président Raouraoua, qui s’en tient au seul profil de l’intéressé, paraît sûr de son coup. Une belle affaire de réalisée pour un coach qui entamera sa mission avec l’assurance de ne se focaliser que sur le seul Mondial et un 3e détour par le gotha universel qui fait rêver les supporters, puisque le terrain est déblayé avec cette qualification assurée presque sans peine par les Brahimi and Co pour l’élite continentale dans un peu plus d’un semestre. Alors un bon choix que ce Milovan Rajevac ? En se proposant (courageux de sa part d’accepter une mission aussi semée d’embûches) de mener, dans un premier temps, les Verts à l’hégémonie d’un groupe « B » où figurent le Nigéria, le Cameroun et la Zambie, soit ce qui se fait de mieux dans le football africain depuis toujours, et de prendre l’avion avec ses nouveaux poulains pour le pays de Poutine, le désormais nouveau sélectionneur algérien, montre d’abord qu’il a du caractère. Le courage (en plus de son C.V) suffisant pour transcender l’équipe qui a besoin d’un vrai chef pour espérer relever les défis qui l’attendent.

Par Azouaou Aghiles

 

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