Gel de l’activité de la commission des œuvres sociales à Tipasa : Les syndicats autonomes dénoncent un blocage

Le dossier de gestion des œuvres sociales est toujours source de conflit dans le secteur de l’Éducation nationale. Mardi à Tipasa, des retraités ont organisé un sit-in devant la direction locale de l’Éducation pour exprimer leur ras-le-bol à l’égard des conflits au sein de la commission, ayant conduit au gel de son activité, à l’origine, selon eux, du blocage du versement de leurs droits depuis 2015.
Les protestataires, qui en sont à leur troisième année consécutive de protestation, ont appelé la direction du secteur éducatif à une intervention salutaire susceptible de réconcilier les membres de ladite commission. «Nous sommes victimes d’une affaire, qui ne nous concerne en rien, ont déclaré des retraités, non sans exprimer leur étonnement devant l’entêtement des membres de cette commission, à l’origine du gel d’un montant de 3,6 milliards de DA du fond des œuvres sociales, destiné aux aides sociales des employés et retraités du secteur, dont les orphelins et les veuves, qui demeurent à ce jour dépossédés de leurs droits, ont-ils assuré. à noter que ce blocage remonte à l’année 2014, avec l’apparition de différends entre le président de la commission suscitée et un nombre de ses membres, vite transformés en une affaire de justice, lorsque certains membres de la commission ont accusé son président Ali Zouguar de falsification de documents publics, suite à quoi le tribunal de Koléa a condamné ce dernier à six mois de prison ferme. En réaction à cette affaire, la commission nationale des œuvres sociales a émis une décision en décembre 2016, portant gel de l’activité de la commission de Tipasa, avec licenciement de son président Ali Zouguar et de trois autres membres, sur les neuf qu’elle compte. Les protestataires se sont interrogés sur le pourquoi du retard mis par la direction de l’éducation de Tipasa, pour introduire une demande auprès de la commission nationale des œuvres sociales pour demander la levée de gel sur la commission de wilaya. En réaction à cela, la confédération des syndicats autonomes qui compte six organisations, a émis une déclaration commune dénonçant cet état de blocage, d’autant plus que l’affaire a fait l’objet de nombreuses correspondances adressées à la direction de l’éducation de Tipasa, du wali, et d’un nombre de services relevant du ministère de tutelle sans que cela règle la question du gel qui remonte à mai 2016. La confédération a dénoncé, également, une restriction de l’action syndicale dans la wilaya de Tipasa, au vu « de la vacance » constatée depuis trois années dans le poste de secrétaire général de la direction de l’éduction. Pour sa part, la directrice de l’éducation de Tipasa, Sorya Talhi a rappelé qu’elle n’a pas les prérogatives d’intervenir dans la gestion de la commission des œuvres sociales, qui est un organe élu. Elle a, néanmoins, assuré avoir œuvré à maintes reprises à réconcilier ses membres pour qu’ils arrivent à un consensus, mais l’entêtement de certains d’entre eux a conduit au transfert du problème aux cours de justice, a-t-elle déploré.
Ania Nait Chalal