Entrée du MSP dans le gouvernement : «Ce n’est pas un objectif primordial»

Interrogé hier, au cours du Forum du Courrier d’Algérie, sur les perspectives politiques immédiates du MSP, Abderrahmane Saïdi, cadre du parti, estime que «l’objectif actuel réside dans la consolidation du positionnement politique de notre parti. » Ainsi, face à une rivalité politique constituée de partis à fort ancrage et le foisonnement d’autres formations qui se cherchent une visibilité, l’ex-président du Conseil consultatif du MSP s’explique. «On veut donner une visibilité plus claire à notre parti sur la scène politique. C’est à partir de là qu’on puisse avoir des places au Parlement, et dans les Assemblées locales. Si un parti n’existe pas dans ces instances, comment peut-il se retrouver au gouvernement ? Nous sommes très ambitieux et on veut mettre en place une stratégie qui peut nous permettre de réaliser ces différents objectifs», dira-t-il à ce propos. « Entrer au gouvernement n’est pas un objectif primordial pour le MSP, c’est une affaire de petits détails soumis à des positionnements et des circonstances politiques, et non à une stratégie politique. Certes, nous voulons accéder à des institutions, gérer certaines affaires et participer aux décisions politiques. Je le dis et je le répète notre but est de renforcer le positionnement de notre parti, améliorer sa visibilité et surtout de le rendre plus démocrate», a-t-il insisté. Par rapport à la rivalité avec les autres partis politiques, Saïdi a souligné que « c’est vrai qu’il existe une concurrence très rude durant les élections avec les autres partis tels que le FLN, le RND et autres, mais hors les élections, la concurrence réside toujours dans la qualité des initiatives politiques, la force de proposition, et surtout une concurrence loyale qui contribue à élargir le front national.» «En 1995, l’Algérie est entrée dans une crise sécuritaire et politique. Nous avons proposé à l’époque du président de la République, Liamine Zeroual, durant la conférence nationale, le retour à la légitimité qui donne le soutien du peuple. C’est ce qu’on a réalisé durant les élections présidentielles de 1995. Autrement, un retour gagnant de la légitimité dans le parcours politique algérien, ainsi que le retour de la légitimité des institutions (…)» Dès lors, tout classement du parti sur l’échiquier politique national «ne nous intéresse que peu. Ce qui nous intéresse, c’est de voir l’Algérie première dans tous les secteurs, aussi bien sur le plan national qu’international.»
Mohamed Wali